Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Jack Murphy (Bronson) est un "looser". Flic à Los Angeles, il a vu sa femme le quitter pour vivre avec le patron de la boîte de streap-tease où elle se produit chaque soir. Murphy en est tombé dans la bouteille, et dans un certain masochisme qui le pousse à aller voir le "spectacle" de son ex, et éventuellement se fritter avec le concubin.
Mais les choses ne s'arrêtent pas là : tout d'abord, une jeune voleuse à la tire, Arabella MacGee (Kathleen Wilhoite), manque de lui voler sa voiture ; ensuite, il abat en état de légitîme défense un proxénete sur lequel il enquêtait. Cela provoque la colère de la famille du défunt, qui lui promet de lui faire goûter la "Loi de Murphy" (quand une tuile vous tombe dessus, elle n'arrive pas seule...).
Après avoir réussit à coincer Arabella, Murphy va se retrouver dans les problèmes jusqu'au cou : Son ex-femme et le compagnon de celle-ci sont abattus devant leur immeuble, et les balles proviennent de l'arme de notre flic qui, se soir là, n'a pour seul témoin que sa bouteille de whisky...
Arrêté, Murphy se retrouve menotté à Arabella, avec qui il va devoir fuir pour retrouver son honneur perdu.
La Loi de Murphy est un film très jouissif, réalisé par un Jack Lee Thompson au mieux de sa forme et interprété par un Bronson lui aussi plus réveillé que dans les autres "Canoneries". Mais c'est incontestablement Kathleen Wilhoite qui lui vole la vedette : Arabella est un garçon manqué, avec un langage qui aurait fait rougir Calamity Jane elle-même.
Néanmoins, c'est aussi un personnage chez qui on sent une félure : le moment où elle explique à Murphy pourquoi elle vole des voitures, fait sentir qu'elle n'a pas dû avoir une vie facile.
Ma scène préférée est celle où Bronson se rase pendant que Wilhoite le regarde ; les deux personnages s'envoient des propos peu amènes, mais lorsque la jeune femme finit
par s'éloigner, Bronson se penche pour la regarder avec du regret et de la tendresse dans les yeux...
Mention spéciale aussi à Carrie Snodgress, d'abord parce que pour une fois, le "méchant" s'avère être une femme, ensuite parce que l'actrice joue un rôle de détraquée sans tomber une seule fois dans la caricature : la scène où elle assassine le détective venu lui faire son rapport est d'une froideur admirable.
Pour résumer, La Loi de Murphy est une des meilleures "Cannoneries" de Bronson, si ce n'est la meilleure.
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