Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
La Belle et la Bête, adaptation "en live" du DA de Disney, est au centre d'une polémique ridicule : après que le réalisateur, Bill Condon, ait révélé qu'un des personnages était "gay", quelques coincés de la braguette sont monté au créneaux, arguant d'une tentative de "dépravation" du jeune public.
Mais s'il ne s'agissait que d'une poignée de crétins ! Certains pays socialement arriérés ont carrément interdit la distribution du film, comme en Malaisie (où l'homosexualité est passible de prison). En Russie, un sénateur a fait un tel foin que du coup, le film se voit interdit aux moins de 16 ans dans ce pays (qui, rappelons-le, a voté des lois homophobes alors que son président s'exhibe torse-nu sur des photos !). Et je ne parle même pas de certains États des U.S.A. qui ont purement et simplement interdit la diffusion du film.
En France, où La Belle et la Bête sort aujourd'hui, je n'ai pas -encore - vu trop de réactions de la part des intégristes catholiques, mais il est vrai qu'avec leur prêtres pédophiles, ils ont d'autres chats à fouetter.
Penchons-nous sur la scène ainsi vouée aux gémonies : Le Fou (Josh Gad) se rend compte qu'il a des sentiments autres qu'amicaux pour Gaston (Luke Evans), l'amoureux éconduit de Belle (Emma Watson)... Franchement, pensez-vous que les "chères têtes blondes" puissent s'intéresser à cette séquence ? Ce qui plait aux gamins, ce sont les tasses qui chantent, pas une émotion fugace.
En fait, il aurait été plus sage que Bill Condon ne parle pas de cette scène, qui, à mes yeux, est une preuve de l'évolution positive de la société. Quand je pense que, pour la suite de La Reine des neiges, actuellement en préparation, certaines associations LGBT font circuler des pétitions pour faire d'Elsa le premier personnage ouvertement homo de l'histoire de Disney !
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