Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
En ce mois de mars 1896, le jeune ingénieur John Patterson (Val Kilmer) arrive a Tsavo au Kenya afin de superviser la construction d'un pont ferroviaire. Au même moment, deux lions mangeurs d'hommes vont semer la mort parmi les ouvriers.
Basé sur des faits réels et intrigants, L'Ombre et la proie de Stephen Hopkins (1996) est un film d'aventure avec au casting Val Kilmer impeccable en jeune anglais idéaliste à l'écoute de ses ouvriers africains et indiens (un fait rare à l'époque !) et Michael Douglas en vieux chasseur roublard.
Le film baigne dans une atmosphère africaine teintée de fantastique (les lions étaient, selon les autochtones, les "esprits vengeurs" de deux sorciers assassinés par des Blancs).
Notre ami Douglas fils ressemble de plus en plus à son géniteur, à la fois physiquement et par sa façon de jouer dans le cabotinage, sachant se montrer -un peu trop, parfois - dans l'action. Val Kilmer, pourtant héros de l'histoire, est souvent éclipsé dans leurs scènes communes.
Ce film est une réussite, néanmoins :
les africains et les indiens n'apparaissent pas comme de simples faire-valoir ethniques et le héros n'a rien du surhomme : c'est au contraire un individu simple, qui s'inquiète autant pour sa jeune épouse enceinte restée en Angleterre que pour ses hommes qui paient un lourd tribut à la Nature, représentée par ces deux fauves impitoyables et quasiment invulnérables.
L'Ombre et la proie est un film d'aventure parfait.
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