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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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L'Homme de nulle part (1956)

L'Homme de nulle part (1956)Jubal Troop (Glenn Ford), cowboy à l'enfance dificile, est engagé par Shep Morgan (Ernest Borgnine), un rancher qui va le prendre sous son aile. Mais l'homme a une jeune et séduisante femme, Mae (Valerie French), qui cherchera a séduire Jubal.

L'Homme de nulle part (aussi connu sous le titre Jubal) est un western psychologique signé Delmer Daves. Si Borgnine est excellent en vieux rancher cocu, rigolard et mal élevé, si Rod Steiger est parfait en cowboy vicelard qui lorgne la femme de son patron, Glenn Ford est deux fois trop vieux pour jouer un jeune gars névrosé. Charles Bronson est un second couteau, jouant un cowboy sans attache mais qui se liera d'amitié avec le héros, ce qui sauvera la vie de ce dernier face à un Borgnine armé et jaloux.

Jubal aurait pû être un bon western psychologique, une sorte de trasposition des névroses freudiennes dans l'univers des cowboys. Le personnage de Mae est celui par qui le scandale arrive : épouse déçue, qui joue les "Emma Bovary" auprès des employés de son mari, son attitude va se retourner contre elle.

L'Homme de nulle part est un film dont le seul défaut est cette erreur de casting...concernant le héros, ça fait désordre, quand même !

L'Homme de nulle part (1956)L'Homme de nulle part (1956)

 

 

 

 

 

 

 

 

(1ère édition de ce post : 1er mars 2013)

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Séance de rattrapage (21 octobre 2018) :

Je viens de revoir L'Homme de nulle part, et je me rends compte que j'ai été un peu vite pour juger ce film de Delmer Daves.

Certes, ce n'est pas un "chef d'oeuvre" du western psychologique, mais l'intrigue est bien plantée : Jubal Troop (Glenn Ford) est un homme au passé sombre et tortueux, qui est poursuivi par la malchance - comme il le dit lui-même - au point qu'il semble tout d'abord réticent à se lier à quiconque.

L'amitié qu'il vouera à Shep (Ernest Borgnine) devient touchante car le rancher lui a sauvé la vie alors qu'il allait mourir de froid. Dans un sens, il le voit comme son défunt père.

Alors qu'il pourrait enfin trouver sa place dans ce ranch, il s'y trouve confronté à deux personnages qui ont eux aussi un sérieux contentieux psychologique :

Mae (Valerie French), est une femme déçue. Dans le dialogue, on apprend qu'elle avait épousé Shep pour échapper à son morne quotidien et parce qu'il lui avait vanté l'opulence de sa propriété.

Mais au lieu de le quitter et de refaire sa vie ailleurs, elle est resté et, par désoeuvrement, elle séduit les ouvriers de son époux. Jusqu'ici, seul Pinkie (Rod Steiger) a semble-t-il répondu à ses avances.

Il est temps de parler de ce personnage, d'ailleurs : dès le début, il va détester Jubal. Pinkie est lui aussi très complexe,  "grande gueule" mais sans courage véritable : alors que le héros lui propose de régler le différent à coups de poings, il se défile.

D'un autre côté, il parvient a instiller le doute dans l'esprit de Shep quant à la relation de Jubal et Mae, et plus tard, il saura faire monter la colère des hommes du "posse" contre notre héros. De plus, la seule violence dont il soit capable est à l'encontre de Mae.

Aux côtés de ses trois "handicapés psychologiques", nous avons donc Shep, qui aurait pu n'être qu'une caricature de "cattle barron" lourdeau et limité intellectuellement s'il n'avait pas cette grande générosité. Ernest Borgnine campe très bien ce personnage simple en apparence mais qui devient bouleversant dans la dernière partie du film.

En résumé, L'Homme de nulle part est une petite série B western sympathique, qui ne bouleverse pas le genre mais offre une intrigue quasi shakespearienne.

L'Homme de nulle part (1956)

 

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V
Oui, un film qui se laisse voir quand même. Cela dit tes réflexions sont pertinentes.
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