Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Gladys Aylward (Ingrid Bergman), jeune domestique anglaise, rêve depuis toujours de découvrir la Chine. Débrouillarde et obstinée, elle parvient à ses fins : elle se retrouve à seconder une missionnaire qui tient une auberge à Weng Cheng, petite ville du Nord du pays.
Sur place, la jeune femme va peu à peu s'attirer la sympathie des autochtones, y compris le mandarin de la région (Robert Donat). Elle va aussi rencontrer le capitaine Lin Nian (Curd Jürgens), un métis, qui va s'attacher à elle...
L'Auberge du sixième bonheur de Mark Robson (1958) est assez curieux mais charmant : il commence comme un de ses films "guimauve" où l'héroïne cherche à atteindre son rêve, se poursuit sur le choc culturel qu'elle éprouve, et la façon dont elle parvient, avec patience et obstination, à changer les choses, puis se termine par un récit dramatique digne d'un film de guerre. En gros, ce pourrait être une comédie musicale sauf que la dernière demi-heure est à des lieues de La Mélodie du bonheur.
Cela se termine bien, car nous sommes dans une production hollywoodienne, sauf que l'on ne sait pas si Gladys, alias Jan-Aï, retrouvera son amoureux, et pour cause : si notre héroïne a réellement existé, elle n'a jamais eu de liaison avec un officier de l'armée chinoise, métis ou non !
J'ai bien aimé ce film, toutefois, en toute connaissance de cause, c'est une histoire charmante qui n'occulte pas les aspects dramatiques (bombardements, morts violentes), mais qui réserve des moments drôles (la rencontre avec les officiers soviétiques dans le train, le récit de la naissance du Christ par le cuisinier chinois). On peut s'amuser de voir Robert Donat, acteur anglais, et l'autrichien Curd Jürgen grimés en chinois, mais quant on a vu John Wayne interpréter Gengis Khan, plus rien ne peux nous faire peur....
L'Auberge du sixième bonheur, un film qu'il est difficile de classer : ce n'est pas du tout une comédie musicale, mais pas vraiment un film d'amour, ni un film de guerre... J'ai donc opté pour la section "drame, biopic et film d'amour", qui rassemble les thèmes présents dans cette oeuvre.
Note : Je ne sais plus si j'avais déjà vu ce film en entier, mais une chose est sûre : la conptine que chantent les enfants m'est restée en mémoire, et pour cause ! Elle est devenue "l'hymne" de l'inspecteur Columbo...
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