Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Hier, sur Facebook, un post dans mon fil d'actualité attire mon attention : "Iconic Die Hard actor passes away", accompagné d'une photo de Bruce Willis extraite de l'affiche Piège de cristal.
J'avoue avoir eu un moment de doute : l'acteur, le tough guy serait décédé ? Je clique sur le lien et je tombe sur un article du site américain Moviepilot qui rend hommage à James Shigita, l'acteur qui interprétait le boss de la femme de Willis dans le film, et qui a effectivement disparu avant-hier à l'âge de 81 ans.
Je trouve cela vraiment ignoble qu'on joue ainsi sur les mots, au détriment des fans de l'acteur.C'est même particulièrement cavalier envers les proches de James Shigata.
Mais il est vrai que les titres des média "people" se doivent d'attirer le regard : combien de fois certains journaux que je nommerais pas ont-il eu recours à une "une" dramatique à souhait ?
Après m'être fait avoir par le passé, je regarde aujourd'hui tout cela avec condescendance. Parfois même je me livre à un petit jeu : si le titre est par exemple "Intel est confronté au doute", je traduis "Intel hésite entre acheter une villa à Miami ou un yacht". Si c'est "Bain de sang chez Tartempion", j'en déduis que la bonne du dit Tartempion s'est blessée avec un couteau de cuisine.
Ceci dit, le recours aux textes dramatiques* existe depuis toujours dans le milieu de la presse, le tout est peut-être que les rédacteurs puissent de temps en temps avoir un peu d'éthique...
* Dernier exemple en date : "Paris-Match" qui fait un papier sur les passagers du vol d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali...
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog