Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Née le 24 avril 1936 dans la banlieue de Londres, Jill Ireland, fille du directeur d'une chaîne d'épiceries, est poussée très jeune dans le millieu du spectacle par sa mère. D'abord danseuse, elle est repérée par Arthur Rank, patron des studios anglais Rank Organization.
Elle joue des petits rôles dans des films comme Oh, Rosalinda (1955, Powell-Presburger) ou Train d'Enfer (1957, Endfield) et se marie avec l'acteur écossais David McCallum, avec qui elle tournera des épisodes de la série "Des Agents très spéciaux" ; le couple se rends sur le tournage de La Grande Evasion en 1963 en Allemagne. Elle ne joue pas dans le film de John Sturges, mais trouvera le rôle de sa vie lors de sa rencontre avec Charles Bronson.
Tous deux divorceront de leurs conjoints respectifs et se marieront en 1968. C'est cette même année que la carrière de l'acteur décolle et il l'entraîne dans son sillage, l'imposant d'abord dans une scène de Pancho Villa en 1967, puis en faisant d'elle sa partenaire dans la plupart de ses films en vedette (La Cité de la Violence, Le Flingueur, Cosa Nostra...).
A la télévision, Jill Ireland est la vedette aux débuts des années 60 de Shane, ephémère série western inspirée du film éponyme de George Steven, et joue dans un épisode de la première saison de Star Trek.
Malgré son jeu médiocre, elle trouve ses meilleurs rôles dans deux westerns : Chino en 1973 ( Sturges et Colleti), et le quasi-parodique C'est arrivé entre midi et trois heures (Frank. D Gilroy, 1976).
Jill tire son épingle du jeu dans le polar Avec les compliments de Charlie (Stuart Rosenberg, 1978), avec un rôle pastichant Marilyn Monroe. Après Un justicier dans la ville 2, elle co-produit L'enfer de la violence en
1983.
En 1984, le cancer la tient éloignée des plateaux. Elle y reviendra en 1987, avec Protection Rapprochée de Peter Hunt, dans le rôle de la Première Dame des Etats-Unis aux côtés de Bronson en vieux briscard du service de protection de la Maison Blanche. Ce sera leur dernier film en commun, Jill se voyant de nouveau atteinte, cette fois-ci d'un cancer généralisé.
Elle s'éteindra le 18 mai 1990, quelques semaines après avoir assistée, afaiblie et méconnaissable, à l'innauguration de son étoile sur le fameux Walk of Fame d'Hollywood, laissant derrière elle deux livres sur les combats qu'elle mena, d'abord contre la maladie, puis pour sortir son fils Jason de la drogue.
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