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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Jean Marais (1913-1998)

Jean MaraisNé le 11 décembre 1913 à Cherbourg, Jean Marais grandit entre un père vétérinaire et une mère instable, qui sera emprisonnée à de plusieurs reprises pour kleptomanie.

Le jeune homme débute au cinéma comme figurant dans des films de Marcel Lherbier en 1933, et, ayant échoué au concours d'entrée du Conservatoire de Paris, il étudie la comédie au Théâtre de l'Atelier de Charles Dullin tout en étant figurant dans des pièces du répértoire classique.

En 1937, il auditionne auprès de Jean Cocteau pour Oedipe roi. Le dramaturge tombe amoureux de Marais et lui offre le rôle du Choeur dans la pièce, avant de lui écrire Les Parents Terribles (1938). Leur amour durera jusque dans les années 50, les deux hommes restant ensuite amis jusqu'à la mort de Cocteau en 1963.

Au cinéma, Jean Marais devient un "jeune premier" très en vogue, jouant dans Camen de Christian-Jaque ou L'Eternel Retour de Jean Delannoy en 43, version moderne du mythe de Tristant et Yseult dont le scénario et les dialogues sont signés Cocteau. Mais dans la France occupée, certains se gaussent, un journaliste-collabo se fera casser la figure par Jean Marais après avoir écrit que l'acteur est un "Homme au Cocteau entre les dents". Cela augemente encore la popularité de notre jeune acteur, qui, après la Seconde Guerre mondiale, entre dans la légende avec La Belle et la bête, superbe film de Cocteau adapté du conte. Marais fera aussi partie de la Comédie Française, en tant qu'acteur, metteur en scène et décorateur, avant d'en claquer la porte suite à un différent avec le directeur de la "Maison de Molière".

Sa carrière est néanmoins au zénith, et il tourne avec les actrices les plus belles : Madeleine Robinson (Les Chouans), Dannielle Darrieux (Ruy Blas) ou Michèle Morgan (Aux yeux du souvenir).

Dans les années 50, Jean Marais s'éloigne de Jean Maraisson pygmalion et tourne pour Visconti, Renoir ou Guitry. Son dernier film avec Cocteau sera Le Testament d'Orphee (1959) où il joue le rôle d'Oedipe. La même année il se retrouve devant les caméras d'André Hunebelle pour Le Bossu. C'est le début d'une deuxième carrière pour l'acteur, qui abandonne le cinéma "intellectuel" pour les films de cape et d'épée, montrant sa forme physique lors des cascades qu'il exécute lui-même. Suivront Le Capitan (1960 - Hunebelle), mais aussi La Princesse des Clèves (1961 - Delannoy), Les Mystères de Paris (1962 - Hunebelle) et la série des Fantômas, où Marais endosse le rôle-titre et celui du journaliste Fandor.

A la fin des années soixantes, Jean Marais estime que le cinéma ne lui offre plus de rôles interessants. Après avoir interprêté le père de Catherine Deneuve dans Peau d'âne (Jacques Demy, 1970) il remonte sur les planches (Le Cid, Le Roi Lear) et ne se retrouve plus que ponctuellement devant les caméras de Demy (Parking, 85) ou Lelouche (Les Misérables, 94). Son dernier film sera Beauté volée de Bernardo Bertolucci en 1995.

EJean Maraisntre temps, Jean Marais se retire dans les Alpes-Maritîmes, d'abord dans le "village des potiers" de Cabris, puis à Vallauris où il se consacre à la poterie, la sculpture et au théâtre, montant un spéctacle dans les années 80 intitulé Cocteau Marais. L'acteur se sentira toujours le dépositaire de la mémoire de son pygmalion et amant. Il revient à Paris, aux Folies-Bergères, pour jouer une dernière pièce de théâtre, L'Arlesienne, en 1997.

Jean Marais, l'un des premiers "jeunes premiers" du cinéma français, précurseur de Belmondo pour les cascades, s'éteint à Cannes le 8 novembre 1998. Il est enterré à Vallauris.

En tant que sculpteur, il a rendu hommage à son "collègue" Jean Gabin dont il a réalisé un buste qui décore l'entrée du musée Gabin de Merielle ; il a également réalisé une sculpture du "Passe-Muraille" tout près de la maison où habitait Marcel Aymé à Montmartre.

Mes films préférés :

- La Belle et la bête

- Le Bossu

- Le Capitan

- La Princesse de Clèves

- Peau d'âne

(N'ayant pas vu tous les films de Jean Marais, je rallongerai la liste en temps voulu).

  

  

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L
Oui, bravo Val. Encore aujourd'hui, je regrette de ne jamais avoir vu Jean Marais au théâtre ; il était prévu pour passer sur Strasbourg et je me réjouissais de voir cet artiste hors norme que j'adore, mais les assureurs n'avaient pas permis qu'il fasse cette pièce, du fait de son grand âge : les cons ! les salauds !
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D
Formidable idée de rendre un hommage a cet acteur dont j ai toujours regreté qu on ne se soit pas servi de son magnifique physique lorsqu il avait un age avançé, typiquement français cela:Marais était beau jeune et il est résté beau jusqu a la fin de sa vie.Très jeune,devant une télé allumée qu on avait oublié d éteindre,j ai regardé "La belle et bete" et je n ai jamais eu aussi peur de ma vie;la voix de Marais et son maquillage m ont tellement éffrayé que je n osais plus me lever du canapé et encore aujourd hui j ai une drole de sensation en revoyant ce chef d oeuvre....Alors il est bon de se souvenir de ce grand monsieur qu était Jean Marais de temps en temps...Bravo Val....
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