Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Né le 1er octobre 1943 à Juvisy-sur-Orge (Essone), Jean-Jacques Annaud étudie à l'École Louis-Lumière puis à l'IDHEC avant de réaliser des films publicitaires.
Son premier long-métrage, La Victoire en chantant (1976) obtient l'Oscar du meilleur film étranger. Après avoir signé le scénario de Je suis timide mais je me soigne de Pierre Richard, Annaud réalise Coup de tête en 1979.
Son troisième film, La Guerre du feu (1981) sera récompensé d'un César du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il obtiendra deux autres statuettes, pour Le Nom de la rose (meilleur film étranger) et L'Ours (meilleur réalisateur).
Aimant la nature, attiré par les religions animistes, Jean-Jacques Annaud va se spécialiser dans les adaptations de romans, depuis Le Nom de la rose, polar médiéval d'Umberto Ecco avec Sean Connery, jusqu'à Le Dernier loup, sa dernière oeuvre à ce jour sortie cette année 2015. Il s'offre même le luxe de transformer le pensum de Marguerite Duras L'Amant en "porno-chic".
Son seul échec est Sa Majesté Minor (2007), film iconoclaste qui a dérouté les critiques et le public. Mais Annaud est aussi le metteur en scène - et scénariste - de Stalingrad, sur une idée de Sergio Leone. À son actif également, Guillaumet, les ailes du courage (1995), premier film de fiction tourné avec le procédé IMAX, et Deux frères (2004), dans la lignée de L'Ours.
Le 21 novembre 2007, Jean-Jacques Annaud est élu à l'Académie des beaux-arts et hérite du fauteuil de Gérard Oury. En 2013, il est fait Commandeur de l'Ordre des arts et des lettres.
Jean-Jacques Annaud, n'en doutons pas, a encore en réserve de nombreuses belles histoires à nous raconter...
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