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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Jack l'Éventreur à l'écran

Jack l'Éventreur à l'écranBien avant que le terme ne soit inventé, Jack l'Éventreur fut le premier serial killer de l'Histoire, et depuis 125 ans, des criminologues, des écrivains, des musiciens s'inspirent de ce personnage insaisissable et effrayant.

Il est normal que le cinéma et, plus tard, la télévision s'en emparent à leur tour. Premier film en date, Loulou de Georg willhem Pabst avec Louise Brooks, en 1929, où l'héroïne, après avoir semé le malheur autour d'elle, sera poignardée par Jack L'Éventreur.

Plus de vingt ans plus tard, The Lodger (1944) mets en scène le criminel de Whitechapel avec George Sanders et Merle Oberon.

Jack Palance est le héros de Man in the attic de Hugo Fregonese en 1953, tandis qu'en 1960 sort Jack The Ripper réailsé par Robert S. Baker et Monty Berman avec Eddy Byrne et John Le Mesurier.

En 1965, James Hill nous offre A Study in terror,Jack l'Éventreur à l'écran première confrontation entre le tueur bien réel et le personnage imaginaire de Sherlock Holmes. 

Avec Docteur Jekyll et Sister Hyde (1971), nous avont là encore un téléscopage entre un personnage imaginaire (en l'occurence une "relecture" du  héros double de Robert Louis Stevenson) et le tueur de Whitechapel. En effet, dans ce film assez étrange, le bon Docteur Jekyll se transforme en... femme pour commettre ses meurtres.

En parlant d'étrange personnage, qui d'autre que Klaus Kinski pouvait être suspecté d'être Jack The Ripper dans le film éponyme (1976) réalisé par Jésus Franco ?

En 1979, Murder by decree met une fois encore face à face Sherlock Holmes, joué par Christopher Plummer, et Jack l'éventreur, dans un film de Bob Clark inspiré d'un livre de Stephen Knight, Jack The Ripper : the final solution.

Le fantastique s'insinue aussi dans l'univers cinématographique du tueur de Whitechapel : ainsi, dans Time after time de Nicholas Meyer (1979), Jack L'Éventreur (David Warner) utilise la machine à explorer le temps de H. G. Wells (Malcolm McDowell) pour échapper à la police.

Jack l'Éventreur à l'écranEn 1988, soit cent ans après les faits, un film d'horreur sort sur les écrans : Jack's back. Réalisé par Rowdy Herrington, il raconte comment un tueur en série, à Los Angeles, réédite les méfaits de Jack.

La même année, à la TV britannique, Michael Caine endosse le costume victorien de l'inspecteur Frederick Aberline pour traquer le criminel dans Jack L'Éventreur (je ne donne pas le titre original, qui coule de source). Il est à noter que ce téléfilm fut tourné avec quatre fins différentes, une par "suspect", et qu'une seule sera finalement choisie...

Si le téléfilm anglais cité ci-dessus faisait lui aussi référence à Docteur Jekyll et Mister Hyde, par le biais d'une pièce de théâtre, Edge of Sanity (1989) de Gerard KikoÏne avec Anthony Perkins est également une relecture de l'oeuvre de Stevenson sur fond de cocaÏnomanie.

En 2002, From Hell, d'après la BD d'Alan Moore et Eddie Campbell, met en scène l'inspecteur Aberline (Johnny Depp) qui traque Jack L'Éventreur avec l'aide d'une jeune prostituée, Mary Kelly (Heather Graham).

Dix ans plus tard, Deadly Drop remet le tueur dans le registre fantastique : un voyageur temporel tue accidentellement Jack L'Éventreur et, pour éviter une "rupture du continuum espace-temps" (sic !) est obligé de prendre sa place...

Du côté du petit écran, pléthore d'épisodes de séries font référence à Jack : en vrac, Docteur Who, Sanctuary, Babylon 5, Star Trek, Smallville, pour le genre fantastique-SF, Esprits criminels et Les Enquêtes de l'inspecteur Murdoch pour le policier, et dans les "divers", un épisode des Simpson "spécial Halloween" et une aventure de L'Île fantastique (et oui !)...

Mais j'ai gardé le meilleur pour la fin (si je puis m'exprimer ainsi dans un post consacré à un assassin...) : deux séries télévisées, l'une anglaise (Whitechapel - 2009), l'autre québecoise (Musée Eden - 2010) sont basées sur un meurtrier qui reproduit, l'un dans Londres de nos jours, l'autre à Montreal en 1910, les crimes de Jack L'Éventreur, qui, décidément, continue de fasciner...

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D
Ca fait un sacré paquet de bons films. On ne saura jamais qui était Jack l Eventreur mais il est probable qu il aurait fortement apprécié  la composition éclairée de Klaus Kinski.
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