Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Shanghaï, 1935. Dans le cabaret "Obi Wan", Indiana Jones (Harrison Ford) négocie avec un parrain de la mafia chinoise au sujet d'un diamant et des cendres d'un empereur. Mais cela se passe très mal et notre héros est obligé de fuir, emmenant avec lui Willie Scott (Kate Capshaw), la meneuse de revue.
Grâce à Short Round (Jonathan Ke Quan), un gamin débrouillard, Jones et Willie parviennent jusqu'à l'aéroport d'où ils embarquent dans un avion. Mais l'appareil appartient au mafieux et, au-dessus de l'Himalaya, les pilotes sabotent l'arrivée d'essence et sautent en parachute.
Nos trois héros s'échappent de l'avion et se retrouvent à proximité d'un village indien plongé dans le malheur : depuis l'arrivée d'un nouveau maharadjah dans la vallée voisine et le vol d'une pierre sacrée, le bétail est mort, les cultures ont pourries sur pied et les enfants de la bourgade ont disparus.
Je n'avais vu qu'une seule fois Indiana Jones et le temple maudit, et je l'avais détesté d'emblée. Et force est de constater que je n'ai pas changé d'avis après ce second visionnage. Pire, j'ai eu l'impression d'un film d'horreur de série B au scénario écrit sur un ticket de métro et sur lequel on a greffé le personnage principal juste pour le caler dans la saga !
Après une ouverture digne d'une comédie musicale des années 30, le début fait furieusement penser à un épisode de James Bond - on sait que Steven Spielberg n'a jamais digéré de n'avoir pu réaliser un opus des aventures de l'espion britannique - et les grosses ficelles scénaristiques se succèdent sans discontinuer.
En premier lieu, nous avons la "blonde de service", interprétée par Kate Capshaw qui cumule tous les poncifs du genre : intéressée, hystérique, stupide et incurablement romantique. Rien que la scène du bivouac en pleine jungle est un résumé de ce que le cinéma américain fait de pire en matière de misogynie.
Et puis nous avons 'Short Round' ('Demi-lune' en vf), qui lui représente à la fois le gamin tête-à-claque et l'asiatique de service, malin et débrouillard.
Quant à notre Indy, le voilà qui devient un gros balourd crétin, qui manque de passer du "côté obscure" par la grâce d'une potion maléfique (!). Un grand moment de... non-jeu d'acteur ! Même son retour à la réalité est joué avec les pieds !
Si j'ajoute les scènes répugnantes (le repas chez le maharadjah, la grotte piégée, le coeur arraché encore palpitant), le méchant gourou au regard halluciné et ses sbires tout juste bons à manier le sabre et à martyriser des gosses, Indiana Jones et le temple maudit est peut-être bien le pire des opus de la saga.
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