Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Achod Malakian est né le 15 octobre 1920 à Rodosto (aujourd'hui Tekindag) en Turquie. La famille, fuyant le génocide arménien, débarque à Marseille en 1924.
Après des études à Aix-en-Provence, Achod obtient le diplôme de l'École nationale supérieure des arts et métiers en 1943 ; il devient ingénieur puis journaliste au magazine Horizon en 1944. En 1947, il tourne son premier court-métrage, Escale au soleil, où paraît Fernandel qui deviendra l'un de ses acteurs-fétiches. Le jeune Henri Verneuil devient en 1949 assistant-réalisateur et tourne d'autres courts-métrages.
Il retrouve Fernandel pour son premier long-métrage, La Table aux crevés, et les deux hommes se retrouveront à plusieurs reprises jusqu'en 1959 (Le Fruit défendu, Le Boulanger de Valorgue, Le Mouton à cinq pattes) ; La Vache et le prisonnier, dernière collaboration de Verneuil et Fernandel, obtient un grand succès et deviendra un classique du cinéma français.
La M.G.M passe avec Henri Verneuil un contrat de trois films avec Jean Gabin : ce seront Le Président (1961), Un singe en hiver (1962), et Mélodie en sous-sol (1963), tous trois scénarisés et dialogués par Michel Audiard.
Henri Verneuil acquiert la réputation d'un réalisateur de super-productions réunissant des stars mondiales : Cent mille dollars au soleil, Week-end à Zuydcoote... Il se rend aux États-Unis où il tourne deux films avec Anthony Quinn (La Vingt-cinquième heure et La Bataille de San Sebastian) avant de revenir en France pour réaliser Le Clan des Siciliens (1969), réunissant les trois stars du moment : Jean Gabin, Lino Ventura et Alain Delon.
Il enchaine avec Le Casse, polar avec Belmondo et Omar Sharif, puis Le Serpent avec Yul Brynner, Henry Fonda et Philippe Noiret. En 1974, il tourne Peur sur la ville avec Jean-Paul Belmondo qui produit le film. Il retrouve l'acteur pour Le Corps de mon ennemi (1976), avant de fonder sa maison de production V Films qui lui permet de mettre en chantier I... Comme Icare avec Yves Montand, une oeuvre politique inspirée de la "Comission Warren" qui enquêta sur l'assassinat de J.F.K. Le film sortira en 1979.
En 1984, Verneuil et Belmondo se retrouvent une septième e
t dernière fois pour Les Morfalous. Le réalisateur se lance ensuite dans une oeuvre personnelle : Mayrig, autobiographie écrite en 1985 en hommage à sa mère qui venait de disparaître. En 1991, il en tourne l'adaptation cinématographique, réunissant à l'écran Omar Sharif et Claudia Cardinale dans l'évocation tendre de son enfance. L'année suivante, ce sera 588, rue Paradis, suite de l'autobiographie, où Richard Berry, narrateur du premier film, devient l'alter-ego du réalisateur, dont ce sera le dernier film.
En 1996, il reçoit un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière et un documentaire, Henri Verneuil, 50 ans de cinéma, retrace son parcours.
Henri Verneui, réalisateur international par ses origines et sa carrière, décède le 11 janvier 2002 à Bagnolet.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
