Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Au cours de la Guerre de Sécession, le lieutenant nordiste John Dunbar (Kevin Costner), blessé à la jambe, refuse l'amputation et, dans un acte suicidaire, se lance au devant des lignes ennemies.
Devenu héros malgré lui, il a l'honneur de choisir son affectation. Fasciné par la Frontière, il demande un poste dans un fort loin de tout ; c'est là qu'il va connaitre un destin exceptionnel.
Danse avec les loups (1990) est un des plus grands et des plus beaux westerns pro-indiens qui soient ; aucun manichéisme, aucune caricature ne dénature le propos du film : les "Natives" sont présentés avec leur humanité, leur humour, leur violence parfois.
Le vrai "vilain" du film est l'homme blanc, le chasseur de bisons, les soldats brutaux et analphabètes qui apparaissent à la fin. Parti pris de la part de Costner (réalisateur) et de Michael Blake , auteur du livre et du scénario qui en fut tiré ? Sans doute, mais lorsqu'on regarde ce que la "civilisation" à fait à la Frontière et à ses habitants originels, il ne s'agit que d'une constatation.
En voyant ce film à sa sortie en salle, j'avais senti le souffle
épique, l'amour pour une terre et pour un peuple vivant en communion avec la Nature. Le revoir aujourd'hui dans sa version longue (presque 4 heures que l'on ne sent pas passer) est un pur plaisir pour les yeux et le coeur. Je lui ai d'ailleurs trouvé des reminiscences de Jeremiah Johnson.
Quelques mots sur la très belle et lumineuse Mary McDonnell, qui joue 'Dressée avec le poing' : c'est dommage qu'elle se soit cantonnée depuis quelques années dans des séries TV (Urgences, Closer...), j'aimerai bien la revoir dans un très beau rôle sur grand écran.
Danse avec les loups est l'un des derniers vrais grands westerns, et il aurai eu sa place dans les "Classiques du western" si j'avais pû le classer dans deux sections diférentes.
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