Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Terry McCaleb (Clint Eastwood) est l'un des meilleurs profilers du F.B.I. Alors qu'il est à la poursuite d'un tueur en série, il s'effondre, victime d'un infarctus... Deux ans plus tard, il récupère lentement, après avoir bénéficié d'une greffe cardiaque. Une jeune femme, Graciella (Wanda de Jesùs) vient le voir et lui demande de retrouver l'assassin de sa soeur Gloria, abattue lors d'un braquage, et dont le coeur bat aujourd'hui dans la poitrine de notre héros...
Dans ce Créance de sang, Eastwood joue de nouveau un homme revenu d'entre les morts. Cette fois, c'est à la faveur d'une transplantation, mais rarement le physique émacié et la voix gutturale de l'acteur n'a aussi bien servi le personnage : sa fragilité l'empêche de tenir tête à un suspect qui lui "casse la gueule" avant de s'enfuir, et il ne peux plus conduire de voiture.
Son 'Terry McCaleb' est néanmoins tenace et l'on sent affleurer le personnage de 'Dirty Harry' dans ses prises de bec avec deux inspecteurs mal embouchés. Mais les dialogues les plus savoureux sont ceux avec sa cardiologue, jouée par Angelica Huston : les deux acteurs se renvoient la balle avec un plaisir qui transparait à l'écran et se transmet au spectateur.
La relation du héros avec la soeur de la défunte est par contre basique, et se résume à une histoire d'amour assez peu crédible (une femme pourrait-elle coucher avec celui qui possède le coeur d'un être cher ?)
Mais rassurez-vous, ce personnage diminué, essoufflé, aux gestes lents, et capable au détour d'une scène d'anthologie de sortir un fusil à pompe pour tirer sur une voiture suspecte. Et là, on retrouve Clint Eastwood.
Créance de sang est, malgré l'intrigue sentimentale inutile, un excellent thriller, où apparait encore l'idée fixe de l'acteur-réalisateur sur la mort.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
