Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Le jeune Cimérien Conan assiste impuissant au massacre de son clan par Thulsa Doom (James Earl Jones) et ses sbires. Réduit en esclavage, il passe des années à tourner une roue, développant une musculature impressionnante. Racheté par un maître de gladiateurs, il apprend à combattre et devient un redoutable guerrier.
Libéré, délivré (hum, pardon...), il parcourt le pays et ne tarde pas à se lier à deux voleurs, SubotaÏ (Gerry López) puis Valéria (Sandhal Bergman). Tout trois entreprennent alors de s'attaquer aux richesses d'une mystérieuse secte. Mais Conan découvre très vite que le gourou n'est autre que l'assassin de ses parents...
Voilà donc le légendaire Conan le barbare, film réalisé par John Milius, avec en vedette Arnold Schwarzenegger. Si j'apprécie l'héroïc fantasy, j'ai moins d'atomes crochus avec les gars musculeux qui brandissent des épées, et donc je ne connais pas du tout l'univers de Robert E. Howard. Néanmoins j'ai aimé cette histoire, malgré l'air benêt de Schwarzie, malgré un hideux serpent géant en cahoutchouc, malgré les animaux maltraités (pauvre lama ! Pauvre dromadaire ! Pauvre vautour !), malgré des scènes violentes largement surpassées aujourd'hui.
Ceci dit, au risque de choquer certains de mes lecteurs, je ne considère pas Conan le barbare comme un grand film. Tout au plus, je l'ai trouvé sympa, propre à donner une honnête détente neuronale par les nombreuses scènes d'action dans de superbes décors naturels "made-in-spain", mais avec une histoire sommes toutes basique, et un James Earl Jones au regard plus "niai" qu'effrayant.
À ce propos, lors de la scène d'orgie, je n'ai pas compris pourquoi son personnage se change en serpent... Idem pour la réapparition de 'Valéria' lors de la bataille finale, mais nous sommes dans un monde d'héroïc fantasy, ce genre d'étrangeté y est la norme.
Il y a aussi une ou deux pointes d'humour : ainsi lorsque le héros, beurré comme une tartine, s'écroule le nez dans sa soupe, ou lorsqu'il "drague" un adepte de la secte pour lui subtiliser sa tenue. Deux grands moments que je vais garder longtemps en mémoire.
Conan le barbare, en brassant plusieurs mythologies (celtique, nordique, biblique et autres) à l'univers de Robert E. Howard, m'a fait passer un bon moment devant mon écran même si je n'ai pas accroché complétement.
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