Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Harry Brock (Broderick Crawford), homme d'affaire véreux, arrive à Washington pour faire du lobying. Il est accompagné de sa fiancée Billie (Judy Holliday), dont il se sert comme "prête-nom" pour ses activités douteuses.
Craignant que la jeune femme, stupide et gaffeuse, ne lui cause du tort, il engage un journaliste, Paul Verral (William Holden) pour lui apprendre un minimum de culture.
Comment l'esprit vient aux femmes de George Cukor, adaptation d'une pièce à succès de Garson Kanin (qui collabora au scénario) est une comédie agréable et pétillante, servie par trois acteurs très en forme. Judy Holliday est hilarante au début du film, en fille mal dégrossie à la voix haut-perchée. Son évolution, même si elle est peu crédible, est émouvante.
De son côté, Broderick Crawford est aussi désopilant en ferrailleur qui a réussit, "bouseux" se croyant malin mais au fond plus crétin que sa dulcinée.
William Holden en "pygmalion" est plutôt amusant lui aussi, mais curieusement, j'aurai vu plutôt Cary Grant dans le rôle.
Ils sont entourés par Howard St John en avocat véreux de Crawford (qui voit très vite venir la catastrophe !), Larry Oliver en député corruptible et Frank Otto en "homme à tout faire" semblable par ses vêtements et ses attitudes à un bras droit de mafieux.
Charmante petite comédie, Comment l'esprit vient aux femmes fait passer un bon moment sans se prendre la tête, c''est ce qu'on demande à un film de ce genre.
Notes : Ce film sera nominé cinq fois aux Oscar, mais seule Judy Holliday décrochera la statuette pour son interprétation.
Un remake sortira en 1993, réalisé par Luis Mandoki, avec Melanie Griffith, John Goodman et Don Johnson dans les rôles principaux, mais il n'a semble-t-il pas marqué les mémoires.
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