Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Jefferson Cody (Randolph Scott) est depuis dix ans à la recherche de son épouse enlevée par les Comanches.
Il retrouve et libère Nancy Lowe (Nancy Gates), dont le mari avait promis une récompense de 5 000 $ à qui la ramènerait.
Mais une telle somme attire les convoitises : Ben Lane (Claude Akins) et ses deux acolytes Frank (Skip Homeier) et Dobie (Richard Rust), qui rencontrent Jefferson et Nancy à Comanche Station, ont bien l'intention de toucher la prime...
Comanche Station est le dernier film de la "collection Ranown", ces westerns marquant la collaboration entre Randolph Scott et Budd Boettitcher. C'est sans doute, avec La Chevauchée de la vengeance, le meilleur film de cette série, même si l'on y retrouve le même genre de personnages : le héros au passé tragique, les vilains qui cherchent à s'approprier une prime, les Indiens qui rôdent, le décors somptueux.
Scott est égal à lui-même dans ce film : impassible, froid en apparence, il s'est donné une mission et n'en déviera pas. Claude Akins joue ce personnage proche de celui de Lee Marvin dans 7 Hommes à abattre, autre film de la Ranown.
Les deux jeunes "outlaw" qui suivent Lane
sont très bien décrit : loin d'être de simples silhouettes placées là pour avoir le quota d'action, ce sont des jeunes gens qui se fourvoient dans le mauvais chemin simplement par paresse (dans le dialogue, l'un des deux demande à l'autre "tu as vraiment envie de travailler ?"). Ils sont en fait plus à plaindre qu'à blâmer, et assurément, lorsque Jefferson propose à Dobie d'abandonner Lane pour lui, ce n'est pas par calcul de sa part, mais parce qu'il a deviné le potentiel humain et sympathique du jeune homme.
Mais à mon avis, ce qui fait le "sel" de ce film, c'est la dernière scène, qui explique beaucoup de choses. Je ne vais pas "spolier", je dirais juste que c'est une conclusion emprunt d'émotion et d'humanité.
Comanche Station. Un très bon western.
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