Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val

Chino est un métis qui capture et dresse des chevaux sauvages pour les revendres aux ranchers de la région. Un soir, un jeune orphelin vient trouver refuge chez lui. Quelques temps plus tard, Chino fera connaissance de Catherine Maral, la soeur d'un gros propriétaire terrien qui ne verra pas d'un bon oeil l'idylle qui se nouera entre eux...
Je devais avoir 11 ans, peut-être même moins d'ailleurs, quand j'ai vu Chino pour la première fois. Ce fût ma première rencontre avec Charles Bronson, et si mes souvenirs furent un peu éstompés par le temps, revoir récement le film en DVD, même de mauvaise qualité, m'a brusquement ramenée en arrière : ce personnage bourru avec le jeune Jimmy, brutal dans ses rapports avec les autres humains, ne se sentant à l'aise qu'avec les chevaux, les Indiens, la Nature...Je ne sais plus si c'est arrivé d'un coup ou graduellement, mais à l'entrée de l'adolescence, je venais de trouver mon acteur préféré.
C'est pour cela que Chino est mon film-culte. Ce n'est certes pas le meilleur de Bronson, ni celui de Sturges (qui laissa d'ailleur Duilio Coletti réaliser à sa place), mais je l'aime. Pour la beauté des paysages (Alméria) et des chevaux, pour l'histoire d'amitié entre Chino et le jeune garçon, Pour Bronson.
Avant de clore cet article, je voudrait vous faire part d'une anecdote personnelle : la fameuse scène d'amour est assez explicite dans le DVD alors que dans mes souvenirs, il n'y avait qu'un plan des chevaux alors qu'on entendait la voix de Jill criant "non", et...un bruit de fermeture-Eclair ! Comme quoi, la censure à la TV Française de la fin des 70 début des 80 donnait des résultats désastreux !
Chino n'est pas un grand film. Quelque-part, on y trouve le désenchatement des westerns des années 70, la vision désabusée de la fin d'un genre, mais c'est un film agréable à regarder et plutôt sympathique.

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