Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
L'ami Fred collecte en ce moment sur BDW 2 une série d'anecdotes qui ne font pas la part belle à Charles Bronson, c'est le moins que l'on puisse dire !
Ainsi, après avoir appris que mon acteur favori avait envoyé vertement promené Billy Crystal qui lui proposait le rôle dévolu à Jack Palance dans La Vie, l'amour, les vaches, voilà qu'une autre anecdote met en présence Charles Grodin et d'autres acteurs qui partageaient la loge-caravane de Charlie lors du tournage d'un épisode du Virginien.
Bien sûr, tous les fans savent que Bronson n'était pas bavard, et qu'il avait une manière bien à lui de mettre les gens mal à l'aise dans les conversations (le livre de Harriet Tendler, sa première femme, fourmille d'exemples).
Mais curieusement, je n'éprouve pas le besoin de le défendre, tout en comprenant sa psychologie : je pense qu'il était continuellement complexé par ses origines sociales, et que, étant d'un caractère entier, il devait penser avec un certain égoïsme que c'était aux autres de s'adapter à lui, et non le contraire. Toute personne souffrant d'une timidité maladive développe ses propres moyens de défense, persuadée qu'elle est de risquer de passer pour la cinquième roue du carrosse ; Charlie, lui, a décidé tout simplement de se faire une réputation de butor mal embouché, afin d'éviter que quiconque ne s'intéresse à lui.
Une forme de protection comme une autre, une façon de se préserver des "faux amis", nombreux à Hollywood. Préjudiciable à toute vie sociale, néanmoins ; c'est peut-être même la raison principale de sa carrière en dents de scie : imaginez un réalisateur se faisant envoyé promener par un acteur... A moins d'avoir la ténacité de Leone ou de bien connaître le bonhomme, la situation est délicate.
Charles Bronson avait assurément une personnalité si complexe et particulière qu'il y a fort à parier qu'aucun autre acteur de sa génération ou d'aujourd'hui ne peux lui ressembler...
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