Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
À Hollywood, Cinderfella (Jerry Lewis) vit avec sa belle-mère (Judith Anderson) et ses demi-frères Maximilien (Henry Silva) et Ruppert (Robert Hutton). Devenu l'homme à tout faire de sa belle-famille, il est néanmoins le seul à savoir où son défunt père a caché ses millions.
Alors que les journaux annoncent l'arrivée d'une princesse étrangère (Anna Maria Alberghetti), un mystérieux personnage (Ed Wynn) apparait devant notre héros et lui annonce qu'il a été désigné pour réparer un terrible malentendu : depuis le conte de "Cendrillon", toutes les femmes rêvent du "Prince charmant", et sont déçues par les hommes qu'elles rendent responsables de leurs déconvenues...
Cendrillon aux grands pieds de Frank Tashlin est l'un des films les plus mal fichus de Jerry Lewis. Sous couvert d'une relecture du célèbre conte de Perrault, il laisse transparaître un très désagréable message misogyne.
J'avoue que je m'ennuie souvent devant Jerry Lewis. Là, il semble se surpasser dans les gags poussifs (la scène du repas est ainsi une véritable torture pour le spectateur). On a l'impression que le scénario hésite entre les deux intrigues (la recherche du magot et la transformation de Cinderfella en prince charmant) et, en fin de compte, chacune est bâclée. Ainsi, la fin est vite expédiée, et notre gentil "Cendrillon" au masculin trouve chaussure à son pied de façon totalement factice.
Franchement, l'idée était bonne et aurait pu être développée avec plus de talent. Et surtout, le message est absolument vieillot et ridicule à l'heure actuelle...
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