Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Joe Bomposa (Rod Steiger) est un trafiquant de drogue de l'Arizona quasi intouchable. Son seul point faible : sa maîtresse Jackie Pruit (Jill Ireland), qu'il a jugé opportun de cacher en Suisse pour lui éviter de trop parler. La police de Phoenix et le FBI, impuissant devant le maffieux, envoient alors un flic incorruptible, Charlie Congers (Charles Bronson) afin de récupérer la pépée du gangster et la convaincre de se mettre à table.
Autant le dire tout de suite : Avec les compliments de Charlie de Stuart Rosenberg est un mauvais film, avec une surenchère de scènes gratuitement violentes (mitraillage, flèchettes dans l'oeil, etc...), une intrigue banale à en pleurer, un gangster d'operette campé par Rod Steiger balbutiant et un "vilain" (Henry Silva) qui semble être venu en touriste sur le tournage.
Voir notre moustachu préféré planter une hache dans le dos d'un adversaire, ou bricoler une sarbacane de fortune avec un pied de lampe est vraiment triste. Et, bizarrement, c'est Jill Ireland qui m'a le plus étonnée en revoyant ce film : son personnage de blonde infantile, avec voix haut-pérchée et ongles manucurés (qu'elle garde intacts jusqu'au bout) est hautement comique.
Le pauvre Steiger fait trop pitié : indécis, bégayant à longueur de temps, il ressemble plus à un gros poupon capricieux qu'à un redoutable chef de gang.
Bref, Avec les compliments de Charlie, tourné en 1978, marque déjà le déclin du personnage de vengeur impassible de Bronson.

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