Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
A l'occasion de l'article sur Bronson et les manga, notre ami "Lemmy" m'a rappelé que les bédéastes nippons n'étaient pas les seuls à s'être inspirés de notre justicier favori.
En effet, dans les années 80, "Archie Cash", aventurier quelque peu baroudeur, débarquait aux éditions Dupuis, pour des aventures scénarisées par J.M. Brouyère et dessinées par Malik.
Dès la couverture du premier album de la série, le ton est donné : Sous le titre "Le maître de l'épouvante", un dessin de notre moustachu vétu d'un T-shirt un peu trop étroit, révolver en main, regard déterminé, nous fait comprendre que nous sommes bien loin de "Boule et Bill"....
Cette aventure - qui se déroule sur deux albums- nous entraîne sur les pas d'Archie Cash, un aventurier, donc, vivant quelque-part en Amérique du Sud. Contacté par une mysterieuse organisation, le voilà parti pour une aventure cauchemardesque dans le millieu du Vaudou sur une île qui ressemble fort à Haïti, période "Papa Doc".
Les dessins ne sont pas toujours très beaux, les couleurs parfois un peu trop criardes, les dialogues très caricaturaux ("damned !"), on a parfois l'impression de lire du Gérard de Villiers sans les scènes "chaudes", même si notre Archie sait s'entourer de "girls" plutôt girondes (quoiqu'un peu anorexiques, mais là, c'est un avis personnel).
Je voudrais néanmoins attirer l'attention sur un album de la série, le numéro 10, intitulé "Le chevalier de la mort verte", qui rappellera des souvenirs à quelques cinéphiles :
Notre ami Archie aborde sur une île déserte de Micronésie, accompagnant un archéologue et sa fille. Cette île, autrefois base militaire japonaise, est censée être "maudite"... Et très vite, les arrivants se rendent compte qu'elle n'est pas si dé
serte que cela : des soldats japonais perdus, des pirates, et surtout un "Marine" lui aussi réscapé de la Seconde Guerre Mondiale, vont leur en faire voir de toutes les couleurs...Si je vous dit que le militaire américain est un grand gaillard à cheveux blancs et ras, qu'il veut en découdre avec les jap' et que son périple se termine dans un bunker, un nom vient tout de suite à l'esprit...
Bon, pour résumer, "Archie Cash" est une BD qui a beaucoup vieillit : l'ambiance, les dialogues, l'action, tout est suranné, et notre pauvre héros est plus une caricature de Charles Bronson qu'un hommage à proprement parlé. Je conseille de (re)lire ces 15 albums comme on regarde de vieux films d'action de la Cannon... ![]()
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