Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Le film commence en 1823 par la tentative de suicide d'Antonio Salieri (F. Murray Abraham), vieux compositeur oublié, qui s'accuse du meurtre de Wolfgang Amadeus Mozart (Tom Hulce), décédé bien des années auparavant.
Interné dans un asile de fous, Salieri va confesser son crime à un jeune prêtre, à qui il va raconter sa vie, liée à celle de l'un des plus grands musiciens du 18ème Siècle...
Amadeus de Milos Forman est l'adaptation d'une pièce de Peter Shaffer qui met en scène deux personnalités antagonistes dans un monde où la religion et la monarchie étaient les maitres incontestés de la culture.
Salieri est ambitieux et obséquieux : né dans une famille modeste, il compte utiliser la musique pour se faire un nom. Lorsqu'il rencontre le jeune Mozart, il est déjà bien en place à la Cour de l'EmpereurJoseph II d'Autriche (Jeffrey Jones) ; mais l'arrivée de ce trublion obscène, iconoclaste et infantile va littéralement faire imploser les normes.
Notre musicien de Cour va jalouser la liberté du jeune Amadeus tout en étant fasciné par sa musique. Mozart, quant à lui, est montré comme un individu présomptueux, orgueilleux, mais en quelques scènes apparaissent ses failles : la quête de l'approbation paternelle, les doutes, l'alcoolisme et la peur de la mort.
La première fois que j'ai vu ce film, c'était lors d'une séance au Rex avec ma classe et notre professeur de musique de collège. Sur le moment, le film m'a intéressé, sans plus, mais j'ai pris plaisir à le revoir quelques années plus tard à la télévision. Il n'est pas toujours facile de faire aimer la musique classique à des jeunes. Amadeus y réussit grâce à une "désacralisation" du personnage de Mozart, présenté comme un personnage très humain et proche de l'enfance par ses élucubrations.
De plus, cette oeuvre fait mentir l'adage "Avant Mozart il n'y avait rien" : faux, il y avait Salieri...
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