Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Les affiches ghanéennes, dont j'avais fait le sujet d'un post il y a quelques temps, sont à la mode ! Exposées dans des galeries d'art américaines, elles se négocient en milliers de dollars alors que leurs créateurs étaient payés à peine l'équivalent d'une quarantaine d'euro pour les réaliser.
Ces oeuvres sont en fait des témoignages de l'évolution culturelle de ce pays africain : dans les années 80, alors que le reste du monde découvrait les VHS et les mutliplex, au Ghana on embarquait un projecteur, un groupe électrogène, et une poignée de ses affiches dans un camion pour des projections dans les villages. Plus tard, lorsque les premières cassettes vidéo sont arrivées dans le pays, il n'y avait pas de "materiel publicitaire", donc, les artistes locaux comme Daniel Amun Jasper étaient sollicités pour donner un aperçu de l'oeuvre poposée.
Leur façon de travailler était la suivante : ils visionnaient le film, puis dessinaient l'affiche selon ce qu'il leur inspirait ; cela donna donc de curieux raccourcis thématiques où l'imagination de l'artiste avait la part belle.
Aujourd'hui, des ethnologues se penchent sur ces affiches, et, comme je l'ai dit en début de post, des amateurs d'art y trouvent également leur compte. J'espère seulement que les auteurs de ces oeuvres touchent un pourcentage sur la vente...
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