Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
C'est triste d'apprendre le décès de Menahem Golan, survenu hier à l'âge de 85 ans, car même si la Cannon n'existe plus, elle est encore synonyme d'un certain cinéma d'action des années 80, et les souvenirs ne manquent pas...
Né à Tiberiade en Palestine le 31 mai 1929, Menahem Golan commence par être producteur et réalisateur en Israël avant de s'installer aux États-Unis où il fonde le groupe Cannon avec son cousin Yoram Globus.
De cette maison de production sortiront les plus "cultes" des films d'action ou d'horreur : la Cannon se spécialise dans la série B avec des acteurs inconnu ou des stars en perte de vitesse.
Menahem va mettre Charles Bronson sur les rails d'une carrière déclinante (il faut le dire) en lui faisant tourner trois suites au Justicier dans la ville et en l'enfermant dans un personnage de flic vindicatif adepte de la "bavure" (Le Justicier de minuit, La Loi de Murphy, Kinjite, sujets tabous). Pourtant, de manière paradoxale, ces films vont amener une génération à découvrir l'acteur.
Le producteur va également lancer un jeune belge prometteur, Jean-Claude Van Damme, et faire du karatéka Chuck Norris une icône du film d'action.
On doit également à la Cannon des "pépites" avec Sylvester Stallone (Cobra et Over the Top) ; pourtant Golam a également produit des oeuvres plus ambitieuses comme Love Streams de John Casavetes ou Barfly de Barbet Schroeder, ainsi que la version de Godard du Roi Lear.
Toujours est-il que la disparition de Menahem Golan nous rend nostalgiques des "Cannoneries" que l'on adore revoir avec un plaisir coupable.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog



