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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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1974 - 2014

1974 - 2014Il y a quarante ans, un film de "vigilante" effectuait une entrée fracassante au box-office américain, faisant couler beaucoup d'encre et hissant au passage son interprète principal au rang d'icône au pays de la NRA...

Mais revenons quelques années en arrière...

1970 : Charles Bronson, l'éternel second couteau des films d'action, vient de se tailler un succès personnel retentissant dans un western appelé à devenir culte, Il était une fois dans l'Ouest. Alors qu'il continue son petit bonhomme de chemin devant les caméras de réalisateurs européens, il rencontre un jeune metteur en scène britannique, Michael Winner. Celui-ci prépare un western, et se voit obligé par les producteurs d'engager notre nouvelle coqueluche, alors qu'il désirait employer un véritable Indien Apache dans le rôle principal. Qu'à cela ne tienne ! Les deux hommes sympathisent et le tournage de Chato's Land  se déroule en 1971 à Almeria, lieu de travail habituel de Bronson.

Un an après, Winner a la surprise de recevoir un coup de téléphone de la star qui lui demande de réaliser son prochain film : The Mechanic. C'est un peu le "retour de l'enfant prodigue" aux U.S.A, où ce polar obtient un franc succès.

Bronson peut alors choisir ses metteurs en scène et ne s'en prive pas. Après Terence Young sur Cosa Nostra et John Sturges sur Chino, il rappelle Winner pour un film dans la lignée de L'Inspecteur Harry qui fait un carton au box-office en ces années 70.

Sur un scénario de Wendell Mayes, d'après un livre de Brian Garfield, Death Wish va donc propulser Charles Bronson dans la sphère des icônes américaines. Dans une société gangrénée par la violence, la croisade de "Paul Kersey" va déchainer les passions : alors que le spectateur applaudit à chaque voyou descendu, les critiques s'inquiètent.

Mais les faits sont là : Charles Bronson, celui qui durant des années fût relégué au rôle de comparse ou de "vilain", devient une figure de l'américain type, celui qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Cela fait donc quarante ans que "Paul Kersey" flinguait son premier voyou... Et même si les suites du Justicier sont devenues de plus en plus caricaturales, même si le personnage a inspiré des imitateurs plus ou moins parfaits, et alors que le réalisateur et l'acteur principal ne sont plus là pour fêter l'évènement, je souhaite un bon anniversaire à ce film, western urbain dont les senteurs de souffre se sont atténuées...

 

1974 - 2014

 

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L
Noble initiative pour les bronsonophiles que de rappeler cette date anniversaire qui a été à la fois une grande chance pour Bronson de lui offrir un énorme succès et une malédiction qui allait l'enfermer dans un rôle et un genre.
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