Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Aleksandra (Valérie Lemercier) et Cyrille (Gilles Lelouche) ont tout pour être heureux : elle est rédactrice en chef du magazine "Elle", lui est galeriste. Seule ombre au tableau, Aleksandra ne peut avoir d'enfant.
Le couple profite de sa position sociale pour "forcer" l'adoption d'un petit garçon venu de Russie, Alekseï (Samantin Pendev). L'entente entre cet enfant mutique et maussade et ses parents ne va pas être simple...
Je le savais avant même de mettre le DVD dans le lecteur : 100% Cachemire n'allait pas me plaire ! Mais comme j'avais aimé Marie-Francine, lui-aussi réalisé et interprété par Lemercier, je me suis dit que j'aurai peut-être une surprise, la moquerie d'une certaine "élite", une belle comédie sociale. Et... non !
Le début est intéressant, dénonçant le "marché des orphelins" avec un humour qui sent fort le cynisme. C'est par la suite que ça se gâte : les parents adoptifs pensent à faire une belle chambre pour leur enfant, mais ont oublié d'acheter de quoi lui préparer un petit-déjeuner digne de ce nom. Ils s'offrent des sorties au restau japonais en le confiant à une "nounou", et le pompon : 'Aleksandra' qui réexpédie le gosse d'où il vient comme on renvoie un colis défectueux !
Si Lemercier surjoue son personnage de bourgeoise snob, Gilles Lelouche a de bons moments, comme celui où il "pète les plombs" devant une assistante sociale de la DDASS.
Autour du couple, c'est le festival du cliché : la mère (juive) de 'Cyrille' (jouée par Nanou Garcia), la nounou "bilingue" (Chantal Ladesou) qui se fait du bien en respirant les sous-vêtements de son employeur, et bien sûr la collaboratrice aux dents longues (Marina Foïs) qui accessoirement couche avec Monsieur, et l'amant de Madame (Bruno Podalydès) qui utilise leurs rencontres clandestines comme base de son roman à venir, dont le titre est... "100% Cachemire".
On sent qu'à la fin, Valérie Lemercier a voulu rattraper le coup en faisant intervenir l'émotion, mais de façon si maladroite qu'on n'y croit pas. Bref, ce film aurait gagné à avoir un scénario mieux charpenté, qui aurait été une charge bien sentie sur le sujet de l'adoption. On n'aurait pas eu l'impression de suivre les tribulations inintéressantes d'un couple de "bobos " en mal d'enfant.
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