• Un justicier dans la ville 2

    Il revient, et il n'est pas content, mais alors pas du tout...

    Un justicier dans la ville 2Quatre ans après les événements du premier film, voilà notre ami Paul qui s'est installé à Los Angeles, travaille pour un cabinet d'architectes, et fréquente une journaliste, Géraldine "Gery" Nichols (Jill Ireland). Sa fille, toujours traumatisée par le drame, est placée dans une institution. Le gendre ? Disparu des radars.

    Enfin, bon, le film commence lorsque Paul emène sa Gery et Carol faire une petite balade, et alors qu'il attend pour acheter des glaces, il se fait bousculer par une bande de loubards qui lui fauchent son portefeuille.

    Tant-pis pour les glaces, notre ami part faire un tour en bateau avec les deux femmes. Mais v'la-t-y pas que les petites frappes décident de faire une visite "amicale" chez lui en son absence, et dérangent la bonne pendant qu'elle regarde sa télénovela...

    A peine rentré avec sa fille, Paul est assommé et Carol est enlevée, le petit génie de la bande arguant "qu'elle a vu leurs visages" (pour info, c'est notre héros qui les a vu de près la première fois...).

    Bref, vous connaissez la suite : Carol se fait violer, et se jette d'une fenêtre pour échapper à ses poursuivants...Paul va de nouveau devoir ressortir son flingue.

    Plus qu'une suite, c'est bien un remake qu'on a là, une sorte de version "au goût du jour" des aventures de notre justicier préféré. Nous sommes dans les années 80, les scènes de viols et de violences se doivent d'être plus crues. Le "look" des voyoux est à l'avenant, leurs donnant l'allure de punks et Michael Winner n'a pas oublié de les doter de l'accessoire indispensable aux méchants de film américain : le pétard (oui, rappellez-vous la croisade "just say no" de Nancy !)

    Le film est également bien ancré dans son époque par sa fin : le voyou survivant est enfermé en hôpital psychiatrique car quelqu'un a décrété que c'est plus une victime de ses actes qu'un coupable. La réponse du réalisateur (et de Paul) est des plus cinglantes et...sacrément cynique !

    Pour finir, je dirais que Un justicier dans la ville 2 est une bonne "Cannonerie" de Bronson (ce fût d'ailleurs la première de la série), bien méchante, caressant le spectateur dans le sens du poil. 

    Vous savez quoi ? Winner s'est amusé dans ce polar a faire des clins d'oeil à la filmo de Bronson : les glaces, qui renvoient au Flingueur, que lui-même avait tourné en 1972, une scène où Paul, tout muscles dehors, coupe du bois à la hache (c'était dans quel film, déjà...), et un autre rappel -plus subtil- où l'on voit un plan d'une vitrine d'un magasin de chapeaux présentant des têtes de cire, et notre ami Un justicier dans la ville 2Bronson tout à côté, observant sans bouger les déambulations d'une de ses proies...

     

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  • Commentaires

    1
    lemmy
    Mercredi 16 Mai 2012 à 22:59

    J'apprécie particulièrement la bande de méchants particulièrement grâtinée et très comic book. Avec un de mes meilleurs amis, chaque fois que nous nous voyons (rarement malheureusement), nous parlons comme un de ces décérébrés, en utilisons les répliques et ça depuis plus de 20 ans : film culte et con. J'adore. Bon, la scène du viol est franchement pénible et vraiment voyeuriste, le film ne fait pas dans la finesse.

    2
    Mercredi 16 Mai 2012 à 23:37

    Tu sais quoi, Lemmy ? Je pense qu'on se souvient plus de nos films "cultes et cons", comme tu dis, que des grands films : tout simplement parce qu'ils nous rappellent des souvenirs.

    Comme Le Justicier dans la ville 2 qui est pour toi un des nombreux liens qui te rattachent à ton ami.

     

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