• Un biopic sur Shia LaBoeuf avec Shia LaBoeuf.

    Sur un scénario de... ?

    Un biopic sur Shia LaBoeuf signé Shia LaBoeuf avec Shia LaBoeuf.Comme on dit, on n'est jamais bien servi que par  soi-même ! Shia LaBoeuf a signé le scénario d'un biopic consacré à sa vie - ou plus exactement à sa relation difficile avec son père - dont le titre sera Honey Boy (en référence au surnom qu'on lui donnait dans sa jeunesse).

    Selon le magazine "Variety", ce sera un "Drame indépendant" (hein ?), qui sera réalisé par Alma Har'el. Shia se réservera le rôle de son propre père, tandis que Noah Jupe (A Quiet Place) interprétera l'acteur jeune, et Lucas Hedges (Lady Bird) sera LaBoeuf adulte.

    Cela me laisse perplexe quand à Shia LaBoeuf... je ne le connais que dans son personnage du fils d'Indiana Jones et je n'ai vu aucun autre de ses films. Mais à chaque fois que j'entends parler de lui, c'est pour des activités sans rapport, ou si peu, avec sa carrière : "happening" anti-Trump, visionnage-marathon de ses propres films, etc.

    Je me demande si ces activités sont le témoignage d'une "melonite aigüe", une forme d'auto-dérision ou un syndrome d'autisme particulier, toujours est-il que pour moi, Shia LaBoeuf est un drôle de personnage dans le microcosme d'Hollywood...

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  • Commentaires

    1
    Kinskiklaus
    Dimanche 22 Avril à 15:08

    Par ses excès grossiers en tous genres et plus encore par sa mégalomanie, Prout le beauf me fait parfois penser à un artiste que j'adore, Vincent Gallo. Mais une différence majeure les oppose : le talent. 

    2
    Dimanche 22 Avril à 16:04

    Shia Laboeuf n'est pas un "drôle" de personnage dans le "microcosme d'Hollywood", car il aspire à s'interroger sur ce microcosme, tout en y étant rappelé car il en a été. Il fait partie de ceux qui veulent remettre en perspective ce système, donc ses activités ont tout à voir avec. Alors oui, il coulé une bielle. Fred a écrit quelque part qu'il était l'enfant de Bieber et de Lady Gaga, et il y a de ça, et il s'en rend compte, qu'il est perçu ainsi. Il fait ce qu'on appelle des performances artistiques. Il me fait penser à ces artistes casse-cou qui se mettent directement en scène avec le public, demandant aux gens d'intervenir, souvent sur eux, ce qui peut mener à des faits violents venant de la part du public - montrant une envie sadique - mais aussi à des actes d'une infinie prévenance. Cela fonctionne comme un miroir déformant. J'ai déjà assisté à ça et c'est fort, très fort lorsque ça te touche, et incroyablement éprouvant pour l'artiste. La réaction la plus désensibilisante est la moquerie, on peut, c'est normal. Mais un petit lynchage avec un demi-sourire comme ça... C'est ainsi... 

    Il faut remettre en perspective. "Hein ," : Il veut faire un "drame indépendant" - cad un film qui sera tourné avec des fonds indépendants, hors studios et hors microcosme, donc petit budget et liberté artistique : est-ce criticable en soi ? Il veut faire un film en jouant le rôle de son père, une telle mise en abîme est fréquente dans le théâtre, c'est une démarche qui peut passer voyeuriste, mais qui peut être fondamentale pour l'artiste. L'artiste peut louper, être exécrable, mais il le fait. Quant à la metteure en scène, c'est une artiste contemporaine et indépendante reconnue. 

    De plus, tu donnes l'information qu'il veut faire un film sur sa "relation difficile avec son père", euphémisme qui signifie autre chose. L'article de Variety ne parle pas de ça. Et consciemment ou non, tu utilises cet euphémisme pour ne pas dire "enfant abusé et/ou battu", car c'est difficile dire d'un type qui veut parler ou témoigner de ça qu'il a la "melonite".

    3
    Dimanche 22 Avril à 16:33

    Merci Lemmy pour ta réponse très claire. C'est vrai que mon article donne l'impression d'un léger "mépris" pour Shia LaBoeuf, sans doute dû à mon incompréhension face à ses attitudes et ses frasques (avec un brin de mauvaise fois, je le reconnais).

    De fait, je n'ai pas lu l'article de "Variety", seulement un compte-rendu de l'article sur le site de "20 Minutes". Toujours est-il que ne connaissant pas vraiment l'acteur et sa carrière, j'ai donc moi-même raccourci cette info sans vraiment me poser de question.

    Le terme de "relation difficile avec son père" provient lui-aussi de l'article de "20 Minutes", et donc je l'ai repris tel quel. Je me rappelle d'ailleurs m'être fait la réflexion que ce n'est pas le premier ni le dernier à avoir eu une telle relation avec son père : la preuve que l'on a tendance à comprendre les euphémismes de manière "automatique" sans vraiment y réfléchir et que, si le terme "melonite aigüe" est bien de mon fait, elle témoigne de mon erreur d'interprétation basée sur un article lui-même tronqué.

    Quant au "hein ?" qui apparait dans mon post, c'est simplement que je n'avais pas compris le sens du terme (mais  je me dois de reconnaître que la façon dont je l'ai introduit dans le texte est tendancieuse).

    4
    Daniel
    Lundi 23 Avril à 17:06

    Et pour compléter le tout, Laboeuf  est loin  d' être l' acteur le plus mauvais de sa génération.  Maintenant , le concept ( car c' en est un ) " j' ai eu une enfance difficile et je vais en parler à tout le monde  puisque mon psychiatre me le conseille fortement vu mon métier" commence à m' agacer ...je lui suggère de prendre comme exemple un Robert Mitchum , ( je dis ça , car hier Arte a diffusé un beau portrait de cet acteur , à revoir probablement sur replay ) qui arrive à livrer quelques anecdotes sur sa  jeunesse misérable avec un  léger sourire  qui en dit plus long sur ses souffrances  que n' importe quelle pièce de théatre sur le même sujet joué par " cas" qui se veut " social" ....un" cassos", quoi !

    5
    Kinskiklaus
    Mardi 24 Avril à 11:32

    Des performances, ouaip, je connais. Destinées à des bobos qui se repaissent de petits fours et se bourrent la gueule avec du rosé tiède. Une fois saouls, ils expriment des louanges face à ces performances qui pour 99,9 % d'entre elles ne sont que de la branlette artistique.

    6
    Mardi 24 Avril à 13:48

    Cher kinskiklaus, pour moi, les "bobos" est un concept médiatique, élastique et simplificateur de procureur ne recouvrant rien et servant de bouc émissaire utile, ça ne sert qu'à cristalliser certains fantasmes. Et ça marche.

    7
    Kinskiklaus
    Mardi 24 Avril à 14:02

    Oui, mais c'est drôle, ils sont assez faciles à reconnaître.

    8
    Mardi 24 Avril à 14:21

    Je vais répéter ce que j'avais dit il y a quelque temps sur le blog de Fred sur je ne sais plus quel fil de commentaires : à toutes les époques il y a eu des groupes se revendiquant d'un certain intellectualisme ou d'une certaine façon de vivre. il y eu les "Salons" au 18ème siècle, il y a eu les "snobs", aujourd'hui les "bobos", demain ce sera une autre dénomination.

    À mes yeux, les "bobos" vivent en vase clos, intéressés uniquement par leurs semblables. Ils me font rire lorsqu'ils sont caricaturés dans certains films, mais franchement,  ils ne m'intéressent pas plus que moi, issue de "français moyens" je ne saurais les intéresser.

    9
    Mardi 24 Avril à 14:48

    Mais aucun groupe ne se revendique "bobo", personne ne se dit bobo. Val, tu as ta définition personnelle ; un autre en a une autre ; moi aussi j'ai ou en utiliser une autre, à ma convenance, mais c'était une manière de dire son mépris pour une catégorie sans existence concrète. C'est un mot né d'une blague aux USA, Ca a fait son chemin, mais juste en France. Les premiers à l'utiliser ont été Marine Le Pen et Sarkozy, histoire de stigmatiser un type humain bien-pensant et détestant le peuple. Après, c'est passé dans le langage courant, mais au départ c'est une blague, puis une rhétorique. A chaque fois, cette catégorie est dite par quelqu'un n'en n'étant pas, ne s'en revendiquant pas, à part Renaud, dans sa (mauvaise) chanson.

    Une étude dit, je cite, : "cela sert, dans notre société follement inégalitaire, à masquer l’inégalité, la vraie. Tandis que les riches bourgeois ne supportent que de vivre entre eux, spéculent sur l’immobilier, le « coup du bobo » est une arme efficace : ce qu’on appelle un rideau de fumée."

     

    10
    Dimanche 29 Avril à 12:31

    Ouais, ma définition des "Bobos" c'est que ce sont des gens qui, justement, en ont rarement subi.

      • Dimanche 29 Avril à 13:45

        Oui, c'est une définition très pertinente.

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