• Trois sublimes canailles (1926)

    Rédemption pour trois malfrats.

    Trois sublimes canailles (1926)Dakota, 1877. Suite à la découverte d'or dans les montagnes, le gouvernement décide de donner aux colons les terres confisquées aux Indiens.

    C'est ainsi que vont participer à la "course à la terre" trois bandits, "Bull" Stanley (Tom Santschi), Mike Costigan (J. Farrell McDonald) et "Spade" Allen (Frank Campeau). Ils vont sauver la vie d'une jeune fille, Lee Carlton (Olive Borden) qui vient de perdre son père, et se jurent de la protéger et de lui trouver un bon mari...

    Trois sublimes canailles est le dernier film muet de John Ford et son histoire rappelle évidemment Le Fils du désert (1948). Débutant dans un climat plutôt joyeux - et par le début d'une idylle - et continuant dans un climat très proche des bandes de Charlie Chaplin (la "recherche du mari" par Costigan et Spade dans le saloon !), ce western connait son point culminant dans une séquence de "ruée vers la terre" digne d'une course de char de péplum, avec des plans dramatiques comme cet enfant assit au milieu de la prairie alors que les chariots foncent sur lui (*) !

    Mais la vraie surprise du film est d'avoir inversé les rôles, le "méchant" étant un shérif ripoux (joué par Tou Tellen) arborant le traditionnel "chapeau blanc" des héros !

    J'avoue qu'en temps normal, j'ai du mal à apprécier les films muets, mais ce Trois sublime canailles porte en lui tous les thèmes chéris de John Ford : la nature généreuse et grandiose, les pionniers courageux et solides, les "mauvais garçons" qui trouvent leur rédemption et les femmes fortes et déterminées. Un film à (re)découvrir.

    Trois sublimes canailles (1926)Trois sublimes canailles (1926)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (*) John Ford a recueilli cette anecdote véridique auprès de techniciens de plateaux qui avaient connu la fameuse "ruée vers la terre" dans leur jeunesse.

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