• Si Versailles m'était conté... (1954)

    Chef-d'oeuvre de l'art... pompeux.

    Si Versailles m'était conté... (1954)Dramaturge, metteur en scène et comédien connu pour son emphase et son humour acerbe, Sacha Guitry a appelé le ban et l'arrière-ban du cinéma et du théâtre français pour nous offrir ce film contant l'histoire du château de Versailles, depuis le pavillon de chasse voulu par Louis XIII (Louis Arbessier) jusqu'à l'évocation de la signature du traité marquant la fin de la Première Guerre Mondiale.

    Mais l'exercice de style qui en découle peut paraitre au choix charmant et désuet ou bien ampoulé et terriblement vieillot.

    Si Versailles m'était conté est divisé en deux parties, la première étant centrée sur le règne de Louis XIV (Georges Marchal puis Guitry lui-même), entouré par Madame de Montespan (Claudette Colbert), Madame de Maintenon (Mary Marquet), Turenne (Jean Chevrier), Louvois (Jean Murat), Colbert (Jacques Varennes)...

    Il ne faut pas s'attendre bien entendu à de l'action : les saynètes s'enchainent, certaines faisant référence à des moments célèbres (comme "l'affaire des poisons" ou celle "du collier de la reine"), d'autres mettent en avant des grands noms de la littérature, de l'art ou de la politique en mêlant allégrement les déclarations historiques et les "bons mots" chers à l'auteur.

    Il y a tout de même des moments qui m'ont fait sourire, comme cette séquence du bal masqué sous Louis XV (interprété par Jean Marais) où l'on croise le peintre Fragonard et le sculpteur Pigalle, et qui se termine sur un "gag" mettant en scène le Chevalier d'Éon !

    Si Versailles m'était conté... (1954)Si l'on prend plaisir à (re)découvrir de grands noms du théâtre et du cinéma des années 50 (Christian Casadesus, Gérard Philipe, Giselle Pascale, Pauline Carton, Jacques François, Jean-Louis Barrault, et la liste est encore longue), si l'on aime les "piques" que Guitry met souvent dans ses dialogues, si l'on apprécie d'apercevoir Gino Cervi en Cagliostro ou Orson Welles en Benjamin Franklin, ce film se déguste comme une gourmandise.

    Mais il est certain que Si Versailles m'était conté a terriblement vieillis, même si l'ultime scène dans le grand escalier du château est grandiose.

     

    Si Versailles m'était conté... (1954)Si Versailles m'était conté... (1954)

     

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