• Robin des bois, prince des voleurs (1991)

    Il faut se méfier des souvenirs de jeunesse...

    Robin des bois, prince des voleurs (1991)Palestine, 1193. Robin de Locksley (Kevin Costner) parvient à s'échapper des geôles musulmanes grâce à Azeem (Morgan Freeman) qui l'accompagne en Angleterre.

    Rentré au pays, Robin découvre que son père a été exécuté pour sorcellerie par le shérif de Nottingham (Alan Rickman). Celui-ci tyrannise la population et rêve d'accéder au trône d'Angleterre en détournant à son profit la rançon destinée à la libération de Richard Coeur de Lion.

    Peu de temps après, notre héros fait la connaissance d'un groupe de hors-la-loi mené par Little John (Nick Brimble). Il décide d'en prendre la tête et de rendre justice dans le pays.

    J'avais vu Robin des bois, prince des voleurs  à sa sortie, et plus tard en vidéo, et j'en avais gardé un bon souvenir, dû sans doute au fait que le personnage m'est très cher depuis mon enfance. Mais je n'avais pas eu l'occasion de le revoir depuis longtemps.

    J'avoue que si j'ai retrouvé avec plaisir les péripéties de Kevin Costner, j'ai été déçue par certains aspects du film qui ont très mal vieillis.

    Ainsi, la vieille sorcière (Géraldine McEwan) qui semble sortie d'un mauvais film d'héroic-fantasy, la "grosse surprise" constituée par le lien entre Robin et Will Scarlett (Christian Slater) ou l'intervention de mercenaires "Celtes" (!).

    Même le cabotinage éhonté d'Alan Rickman finit par lasser, malgré la drôlatique scène du "mariage". Dieu sait que j'adore l'acteur, mais ici il cumule les roulements d'yeux, les moues méprisantes et les accès de rage ridicules qui font de son personnage une caricature. Il aurait gagné à être plus froid et calculateur.

    Par ailleurs, il est le seul "méchant" du film, alors que dans la tradition, c'est bien Jean sans Terre qui est le véritable ennemi de Robin des bois, le shérif n'étant qu'un sous-fifre. En faire un ambitieux rêvant du trône d'Angleterre est à la fois une hérésie historique et une grosse bourde scénaristique.

    Robin des bois, prince des voleurs (1991)Autre gros problème, la relation entre Robin et Azeem : on a l'impression que les deux hommes n'ont guère apprit à se connaitre durant les quatre mois qu'a duré leur voyage vers l'Angleterre ! De plus Robin semble souvent désarçonné par les attitudes de son ami, alors qu'il a passé des années au contact de ses semblables. Pas crédible du tout, tout ça !

    Un point positif néanmoins : Mary Elizabeth Mastrantonio interprète une Lady Marianne très "badass" sous ses jolies robes médiévales, et ne se contente pas d'être le boulet à sauver.

    Autre point positif : l'apparition finale de Sean Connery en Richard Coeur de Lion (j'ai appris qu'il a accepté de tourner cette scène en échange d'un confortable cachet qu'il reversa à des associations caritatives).

    Voir dans ce film celui qui interpréta l'un des meilleurs (le meilleur ?) Robin des bois de l'Histoire du cinéma est un pur plaisir de cinéphile.

    Robin des bois, prince des voleurs est un bon film malgré tout, avec des scènes inoubliables, notamment celle où Kevin se baigne nu dans... Hum, pardon, celle où Robin délivre ses compagnons de la potence. Il ne reste toutefois plus grand chose de ce qui m'avait causé de l'émoi lors de sa sortie...

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