• Neverland

    La génese de Peter Pan...

    Mon avis : bof... frown

    NeverlandLondres, début du 20ème Siècle. James M. Barrie (Johnny Depp), écrivain et dramaturge, voit sa dernière pièce faire un four. Quelques jours plus tard, alors qu'il promène son chien dans un parc, il fait la connaissance de quatre jeunes garçons et de leur mère, Sylvia Llewelyn Davis (Kate Winslet).

    Le romancier va se servir de l'imagination des enfants pour crée sa prochaine pièce, l'histoire d'un petit garçon qui refuse de grandir...

    Neverland (2004) de Marc Forster est une version très romancée de la genèse de Peter Pan. Le scénario prend de - trop - grandes libertés avec la réalité, puisque Barrie était déjà ami du couple Lewelyn Davis lorsque le mari mourut. En fait, le film tourne autour de la relation entre l'auteur et les enfants, en particulier le jeune 'Peter' (Freddie Highmore), le plus traumatisé par la disparition de son père. Barrie se retrouve en lui, car lui-même a connu un drame dans son enfance : la mort de son frère ainé David, le préféré de leur mère.

    Autour de Depp et Winslet, nous avons Julie Christie dans le rôle ingrat de la mère de 'Sylvia', une femme dont on comprend aisément l'inquiétude pour sa fille, seule, appauvrie et malade, face à un homme marié et fantasque qui semble avoir pour les enfants une attitude peu recommandable... Dustin Hoffmann est 'Charles Frohman', le sponsor et ami de Barrie, inquiet lui aussi devant le "four" qu'il pense être la prochaine pièce de l'auteur. Radha Mitchell  joue quant à elle l'épouse délaissée.

    NeverlandEn  fait, nous avons l'impression durant le film que Barrie et la famille Llewelyn Davis entrent tous dans un univers infantile et fantasque, comme s'ils fuyaient le monde des adultes, sans avoir aucun remord ni regret. Les séquences "imaginaires" sont peut-être nécessaires pour comprendre le bouillonnement de l'imagination de l'auteur, mais elles finissent par être agaçantes. Le summum est atteint lorsque 'Sylvia', affaiblie par la maladie, entre au "pays imaginaire", qui devient la métaphore de la mort.

    Franchement, j'aurais aimé voir un film parlant de James M. Barrie qui ne soit pas aussi bancal, ni surtout aussi éloigné de la réalité. La vie de cet auteur et la conception de son oeuvre la plus célèbre est suffisamment riche et passionnante, pourquoi en avoir fait un film aussi plat et sans saveur ?

    Neverland

     

     

     

    P.S : j'ai découvert en faisant des recherches sur le film que Sylvia Llewyn Davis, fille de l'écrivain George du Maurier , était la cousine de Daphnée du Maurier, auteur de "Rebeca" et "L'Auberge de la Jamaïque". Je n'ai donc pas vraiment perdu mon temps...

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