• Ne nous fâchons pas (1966)

    Michalon, "père" de François Pignon ?

    Ne nous fâchons pas (1966)Ancien truand rangé des voitures, Antoine "Tonio" Beretto (Lino Ventura) dirige une entreprise de location de bateaux dans le sud de la France. Il voit un jour débarquer d'anciens "collègues" en fuite qui lui demandent de les faire passer en Italie par la mer.

    Beretto finit par accepter et leur prête même  40 000 francs. Pour le rembourser, les deux hommes lui recommandent d'aller voir un certain Michalon, qui les a escroqué d'une somme égale et qui habite dans la région.

    Grâce à son ami Jeff (Michel Constantin), Antoine retrouve Léonard Michalon (Jean Lefebvre) alors que celui-ci manque de se faire tuer par un des hommes du "Colonel" McLean (Tommy Dugan).

    Ne nous fâchons pas de Georges Lautner est une comédie policière qui n'a pas l'attrait des Tontons flingueurs mais qui fait bien son boulot : divertir sans prise de tête. Les dialogues, de Michel Audiard, sont de véritables "confiseries" que je ne me lasse jamais de déguster : J'apprécie particulièrement la courte scène du début, où 'Beretto' doit se défendre d'avoir mis au tapis trois types suite à un accrochage en voiture !

    Quelque part, le personnage de 'Michalon' est un précurseur du 'François Pignon' des films de Veber : poissard comme c'est pas possible, pleurnichard et lâche, avec cette faculté incroyable d'entrainer ceux qui l'approchent dans les emm***des. Et qui donc que Lefebvre pour endosser ce rôle, face aux carrures de Ventura et Constantin ?

    Mireille Darc, qui joue l'épouse de Lefebvre, est encore dans son registre de fausse ingénue qui embobine son monde sous ses attitudes de gentille proprio de centre équestre. Fort heureusement, elle n'apparait qu'à la moitié du film, car ses scènes de marivaudage avec Ventura sont "plombantes".

    Notons aussi l'apparition d'André Pousse en truand en fuite, de Robert Dalban en "escamoteur" de cadavres, ainsi que de Serge Sauvion en commissaire de police au début du film.

    Il y a quelque chose de "cartoonesque" dans les déboires des personnages principaux aux prises avec ce gang de "brittons" ambigus, ainsi que dans leur façon de contre-attaquer à coup d'explosifs. Même la raison pour laquelle le "colonel" veut la peau de 'Michalon' est particulièrement tirée par les cheveux !

    La musique signée Bernard Gérard  gâche malheureusement l'ensemble, tout comme l'étrange dégaine des "mignons" du colonel, mix entre des gangsters et un groupe pop anglais. Ces deux défauts donnent au film une touche trop datée et crispante pour qu'on l'apprécie pleinement.

    Bref, Ne nous fâchons pas n'est pas un chef-d'œuvre, c'est un petit film sympathique, qui nous fait retrouver des acteurs que l'on aime.

    Ne nous fâchons pas (1966)

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