• Michel Magne (1930-1984)

    Éclectique.

    Michel Magne (1930-1984)Né le 20 mars 1930 à Lisieux dans le Calvados, Michel Magne suit une formation musicale mais son esprit ouvert le pousse à s'intéresser à la musique dite "de variété". C'est ainsi qu'il devient compositeur, arrangeur et chef d'orchestre pour des artistes comme Henri Salvador ou Claude Nougaro.

    Dès les années 50 il devient compositeur pour le cinéma, signant les musiques des films de Julien Duvivier (Le Diable et les dix commandements - 1962), Roger Vadim (Le Repos du guerrier -62, Le Vice et la vertue - 63), Henri Verneuil (Un singe en hiver - 62).

    Parmi ses oeuvres, la musique des Tontons flingueurs, de Mélodie en sous-sol, et des films aussi éclectiques que la séries Angélique ou  Fantômas et de OSS 117. On lui doit aussi la BO des Barbouzes, du film Les Bons vivants, de Compartiment tueurs.

    En 1968 il assure la direction musicale du film Barbarella de Roger Vadim. Au début des années 70, il compose les musiques des films réalisés par Jean Yanne, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (72), Moi y'en a vouloir des sous (73), et Les Chinois à Paris (74).

    Ses dernières partitions au cinéma sont pour Les Misérables de Robert Hossein (82), Surprise Party (83) de Roger Vadim, ainsi que Réveillon chez Bob de Denys Grannier-Deferre et Emmanuelle 4 de Francis Leroi, tous deux sortis en 1984.

    En 1962 Michel Magne achète le château d'Hérouville dans le Val d'Oise. En 1969, un incendie détruit une partie de ses enregistrements. La même année, le compositeur installe dans l'aile droite une salle d'enregistrement, créant ainsi un studio résidentiel qui accueillera de nombreux groupes et chanteurs de tous horizons musicaux. On y croisera ainsi les Pink Floyd, Michel Polnareff, Salvatore Adamo, David Bowie, les Bee Gees...

    Malheureusement, au début des années 80, le studio connait des problèmes d'ordre juridique. Alors que la structure est mise en faillite et placée en état de redressement judiciaire, Michel Magne s'enfonce dans la dépression.

    Alors qu'il doit se rendre à une audience du tribunal de commerce, il se suicide dans une chambre d'hôtel à Cergy-Pontoise le 19 décembre 1984 à l'âge de 54 ans.

    Michel Magne (1930-1984)

     Michel Magne (1930-1984)Michel Magne (1930-1984)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Kinskiklaus
    Lundi 22 Octobre à 15:11

    Ah, mais le voilà enfin l'article consacré à ce grand personnage oublié ! Pour ma part, dès que je croise son nom quelque part, instantanément me viennent à l'esprit la musique des "Fantômas" et des "Angélique". A l'époque, c'était quand même autre chose que maintenant : même pour des nanars (je ne parle pas des séries de films cités plus haut), nous, spectateurs, pouvions faire jouir nos oreilles grâce à de tels compositeurs. Je vois beaucoup de films et je crois bien que je serai incapable de fredonner une seule musique de film français de ces 15 dernières années. Et bien sûr, Michel Magne, pour moi, définitivement, c'est le château d'Hérouville, près de Pontoise, où tant de disques majeurs de l'histoire de la musique pop furent enregistrés. Pour l'anecdote, lors d'une triste visite au Père-Lachaise, j'avais croisé par hasard son nom sur la façade du columbarium et en avais été ému. Bon papier Val, bravo !

      • Lundi 22 Octobre à 18:50

        Merci du compliment, Klaus !

        C'est vrai que j'ai laissé cette rubrique un peu "en friche", il va falloir que j'y revienne un de ces quatre.

        Pour ce qui est des compositeurs d'aujourd'hui, je suis comme toi : impossible de me rappeler la musique d'un film récent, et encore moins le nom d'un musicien.

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