• Mes souvenirs de Victor...

    Macho sympa, mari cocu ou... brocanteur.

    Mes souvenirs de Victor...Victor Lanoux fut un de ces acteurs dont la disparition nous donne l'impression d'avoir perdu un oncle, un ami ou un voisin de palier. Nous avons tous de lui des souvenirs cinématographiques ou télévisuels, que ce soit le pote sympa et un brin "macho" de Un éléphant ça trompe énormément, le politicien magouilleur de Adieu poulet ou, plus récemment, le brocanteur-détective amateur du petit écran.

    En ce qui me concerne, j'ai la sensation qu'il a presque toujours été présent dans les films français que je regardais dans mon enfance et mon adolescence. Je n'ai pas de souvenir précis, hélas, des oeuvres à portée politique où il apparaissait : je pense sérieusement à les revoir, d'ailleurs, notre époque tourmentée s'y prête.

    Mais lorsque je pense à Victor Lanoux, je pense d'abord à Un éléphant ça trompe énormément, et à sa suite, Nous irons tous au paradis. Dans le premier, son personnage, 'Bouly', est un sympathique "macho" qui s'écroule littéralement quand sa femme, lasse de ses infidélités, le quitte. Sans en rajouter dans le jeu, il démontre que derrière le coureur de jupons il y avait un grand gosse avec un besoin d'être materné.

    Dans le deuxième opus, il se transforme en "papa-gâteaux" pour toute une ribambelle de gosses, les siens, ceux de sa nouvelle compagne, ceux du nouveau mari de son ex... la fin du film le voit vivre serein avec sa femme, son ex, les compagnons de l'une et de l'autre, bref, toute une "smala"...

    Mes souvenirs de Victor...Est-ce pour cela que l'acteur fut choisi pour le film La Smala de Jean-Loup Hubert (1984) ? Toujours est-il que j'ai adoré aussi l'histoire de ce chômeur cocu mais fou amoureux de sa femme, qui perd pied quand celle-ci le quitte en lui laissant des enfants dont aucun n'est de lui. Ce sera la femme de ménage, interprétée par Josiane Balasko, qui le tirera du marasme.

    Enfin, mon troisième et dernier souvenir de l'acteur est celui de Louis la brocante. Bien entendu, comme  L'Instit ou Joséphine Ange gardien, cette série donne un cliché "pantouflard" de la télévision française, mais j'aime bien les aventures de ce brocanteur bougon au coeur d'or. Pour moi, ce genre de récit est un peu une version adulte des "Aventures de Tintin", avec un héros qu'on ne vois pas - ou peu - faire son travail, mais qui se mêle d'affaires criminelles souvent du niveau d'un roman d'Enid Blyton. C'est "gentillet", c'est "enfantin", c'est "plan-plan", je l'accorde. Mais cela change des recherches ADN ou des autopsies. Et puis, qui d'autre que Victor Lanoux pour endosser un tel rôle, à la fois grande gueule et profondément gentil ?

    Victor Lanoux fut pour moi un "ami d'enfance télévisuel", un membre virtuel de ma famille. Et je sais que je ne suis pas la seule à penser cela, la seule à qui il va manquer...

    Mes souvenirs de Victor...

     

     

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  • Commentaires

    1
    Kinskiklaus
    Vendredi 5 Mai 2017 à 00:08

    Très bel hommage, Val, je n'aurais pas fait mieux tout en pensant la même chose avec les mêmes références. J'ajouterais pour ma part son personnage de Martial Gaulard dans "La Carapate" (oui, encore!), mon premier contact avec lui durant mon enfance avec ce film que j'ai dû voir une bonne quinzaine de fois depuis. Et puis je n'en ai pas honte, j'ai aussi apprécié "Louis la Brocante", série qui sent peut-être le rance pour certains mais que je préférerais toujours mille fois aux Experts" ou autres daubes américaines.

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