• Les Grandes gueules (1965)

    "Western vosgien".

    Les Grandes gueules (1965)Hector Valentin (Bourvil) revient dans ses Vosges natales pour reprendre la scierie de son père décédé. Mais l'entreprise est au bord de la ruine : un gros industriel, Therraz (Nick Stephanini), s'est implanté dans la vallée avec une scierie moderne.

    Refusant l'offre de rachat de Therraz, Valentin a du mal à se maintenir face à la concurrence jusqu'à ce qu'il rencontre Laurent (Lino Ventura) et Mick (Jean-Claude Rolland) qui lui demandent du travail. Les deux hommes parviennent à convaincre notre entrepreneur d'employer des prisonniers en passe d'être libérés.

    Il y a longtemps que je n'avais pas vu Les Grandes gueules de Robert Enrico (merci "Arte" !), et même dans mes souvenirs, ce film me faisait l'effet d'un "western vosgien". Car il y a beaucoup d'éléments du genre dans cette œuvre scénarisée et dialoguée par José Giovanni : le chapeau que porte Bourvil, les "gueules" des repris de justices employés dans la scierie, l'action et bien sûr le thème (un petit entrepreneur face à un gros propriétaire).

    Toujours est-il que c'est un plaisir de voir, sur deux heures, ces personnages hauts en couleurs, voyous aux grands cœur qui vont finir par apprécier leur "patron". Mais bien sûr, les événements vont se liguer contre la petite équipe et la véritable motivation de 'Laurent' risque fort de tout faire échouer.

    Autour de Bourvil et Ventura, parfaits dans leurs rôles respectifs, une palette de comédiens excellents dans les rôles des "détenus sous conditions", dont se détachent Jess Hahn en "gros bras" rigolard et bon enfant, Michel Constantin taiseux et énigmatique, Marcel Pérèz en cuisinier manchot et fataliste, et Pierre Frag en petit gars nerveux.

    Les Grandes gueules (1965)Dans ce casting principalement masculin se distinguent néanmoins Marie Dubois en montagnarde sympathique nouant une idylle avec Ventura, Hénia Suchar en compagne de Jean-Pierre Rolland et Reine Courtois en béguin de Bourvil.

    Ôde à l'amitié virile et à la force tranquille, Les Grandes gueules est un film qui, malgré un final pessimiste, réchauffe le cœur.

    Les Grandes gueules (1965)

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  • Commentaires

    1
    Mardi 12 Janvier à 08:51

    Vraiment un bon film. yes

      • Mardi 12 Janvier à 10:25

        Oui. Il y a longtemps que je ne l'avais pas revu. Pour moi, c'est un classique du cinéma français.

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