• Le foot et le cinéma (1)

    1ère mi-temps.

    Le foot et le cinéma (1)Le foot ! Je sais, on va en être saturé avec l'Euro qui débute aujourd'hui, mais force est de constater que le cinéma à abordé ce sujet et ce depuis très longtemps... Alors pourquoi ne pas en parler quand même, car pour le grand écran, ce sport est une source quasiment inépuisable d'oeuvres, allant de la comédie au drame social en passant par la... comédie d'horreur !

    Je n'aborderai pas tous les films sur le sujet, car ils se comptent par dizaines. Je me suis focalisée sur ceux qui possèdent un intérêt de par leur thème, leur casting ou leur importance dans l'histoire du cinéma.

    Le tout premier film sur ce sport est Harry the Footballer (1911), réalisé par Lewin Fitzhamon, et contant comment une star du foot, Harry (Harry Plum), enlevé par l'équipe adverse avant un match, parvient à s'échapper et à rejoindre le stade où il marque le but décisif de la rencontre. On le voit, une trame empruntant au film à suspens.

    En 1912 sort The Cat's Cup Final d'Arthur Melbourne Cooper, première oeuvre d'animation consacré au foot. Quant à The Rival Captains d'Ethyle Barthey, sorti en 1916, il est le premier film (tout genre confondu) à avoir été réalisé par une femme.

    Très vite, des stars du "soccer" ont participé à des films, comme dans The Ball of Fortune (1926) de Hugh Croise où le légendaire footballeur gallois Billy Meredith interprète un entraineur. Notons que ce long-métrage est le premier à avoir bénéficié d'une véritable campagne publicitaire et à avoir été projeté dans tous les cinémas des iles britanniques.

    En 1930 sort The Great Game de Jack Raymond dans lequel un petit club remporte la Coupe d'Angleterre malgré des problèmes internes. Des extraits de la finale de F.A. Cup de 1930 sont insérés dans le film.

    Le foot et le cinéma (1)Nous remarquerons que jusqu'ici c'est du Royaume Unis que proviennent les films sur le foot. Ce n'est qu'en 1937 que sort Les Rois du sport de Pierre Colombier, où deux garçons de café marseillais (Fernandel et Raimu), grugés par un escroc, montent à Paris où ils vivent des mésaventures dans le milieu du sport.

    En 1939, un film anglais, The Arsenal Stadium Mystery réalisé par Thorold Dickinson, joue sur le registre policier : lors d'un match, un des joueurs est assassiné.

    Dix ans plus tard, le film Les Dieux du dimanche de René Lucot évoque la vie de vedettes du foot avant et après la Seconde Guerre Mondiale.

    D'autres films, généralement anglais, sortirons durant les années 50 et 60. Je ne les ai pas tous relevés, la plupart ayant des scénarios très basiques. Notez à ce propos l'un des opus de la série Don Camillo où un match - s'achevant en bagarre - oppose les ouailles du curé et les protégés du maire.

    En 1968, c'est d'U.R.S.S que vient But ! Encore but ! de Viktor Sadowsky, qui croise l'Histoire avec le foot : les débuts de l'équipe de Leningrad durant le siège de la ville par l'armée allemande en 1942.

    La Suède va aussi se mettre au football cinématographique : Tom Foot (1974) de Bo Wiederberg conte l'histoire d'un jeune joueur prodige qui rejoint l'équipe nationale.

    En 1977 sort The Boys in the Company C de Sidney J. Fury : durant la Guerre du Vietnam, une unité de Marines affronte une équipe locale de foot (avec James Whitemore Jr et Andrew Stevens).

    Maintenant, une curiosité : Forza Bastia (1978), aussi connu sous le titre L'Île en fête, co-réalisé par Jacques Tati et sa fille Sophie Tattischeff. Il s'agit d'un court-métrage documentaire, commandé par Gilbert Trigano alors président du Club Bastiais, filmé lors du match aller de la finale de la Coupe d'Europe de l'UEFA entre Bastia et le PSV Eindhoven au stade de Furiani.

    Les trois films suivants sont les plus connus du thème "foot et cinéma" : Coup de tête (1979) de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere dans le rôle d'un joueur victime d'un coup monté, À nous la victoire (1981) de John Huston où un match oppose en 1943 des prisonniers de guerre aux soldats allemands, avec Sylvester Stallone, Michael Caine et Max Von Sydow, et À mort l'arbitre (1983) de Jean-Pierre Mocky, préfigurant les dérives violentes de certains supporters avec entre autre Michel Serrault et Eddy Mitchell.

    Le foot et le cinéma (1) 

    C'est dans les années 90 que le football redevient une manne intéressante pour le grand écran, souvent pour aborder des thèmes autres que le ballon. Ainsi, en 1991, Cup Final d'Eran Riklis raconte comment un jeune soldat israélien, otage de l'OLP au Liban en 1982, parvient à tisser des liens avec ses geoliers par le biais de la retransmission télévisée de la Coupe du monde de foot.

    Les joueurs et leurs destins attirent les caméras : Le Balon d'or (1994 - Sheik Doucourré) est le "biopic" de Salif Keïta, premier africain à avoir obtenu le fameux Ballon d'or en 1970.

    Autre sujet pour le grand écran (et le petit), les "holligans", ces supporters ultra-violents qui vont faire parler d'eux souvent de manière dramatique : dans le film anglais I.D (1995) réalisé par Philip Davis, quatre policiers s'infiltrent dans un de ses groupes pour débusquer le meneur, tandis que le téléfilm Hillsborough (1996) de Charles MacDougall évoque la tragédie survenue à Sheffield le 15 avril 1989.

    Sport populaire par excellence, le football est très ancré dans la vie quotidienne, et le cinéma (surtout anglais) profite de ce thème pour aborder les problèmes sociaux : The Van (1996) de Stephen Frears raconte les mésaventures de chômeurs de Dublin investissant dans un "food truck" pour suivre l'équipe de leur ville, My Name is Joe (1998) de Ken Loach s'intéresse à la vie d'un groupe d'hommes et de femmes de Glasgow, entre alcool, drogue et matchs de foot amateur.

    Mais le football à l'écran n'est pas seulement synonyme de drames sociaux et de tragédies : Alain Chabat réalise Didier (1997) où il interprète lui-même un... chien, confié à un agent de sportifs (Jean-Pierre Bacri) et qui, transformé mystérieusement en humain, va devienir le joueur-vedette d'une équipe de foot.

    Le foot et le cinéma (1)Nos amis britanniques eux aussi savent s'amuser du foot : Le Match du siècle (1999) de Mick Davis conte l'histoire d'un petit village qui, chaque année organise un match suite à un pari entre deux pubs il y a cent ans, tandis que Carton Rouge (2001) de Barry Skolnick n'est autre que le remake du film de Robert Aldrich  Plein la gueule (1974) qui se déroulait dans le milieu du football américain, et que Mike Bassett : England Manager (2001), réalisé par Steve Barron, est une satire du monde du foot et des médias. Ce film sera ensuite adapté en série télévisée, Mike Bassett : Manager, en 2005.

    Le foot a aussi des adeptes à l'autre bout du monde : La Coupe (1999), film népalais de Khyentse Norbu, raconte l'histoire de deux jeunes tibétains, réfugiés dans un monastère bouddhiste du nord de l'Inde, qui tentent de suivre à la télévision la Coupe du monde 1998.

    Et n'oublions pas Shaolin Soccer (2001), curieux mélange de foot et d'art martiaux réalisé par Stephen Chow.

     

     

    Prochaine mi-temps : bientôt...

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Daniel
    Dimanche 12 Juin 2016 à 18:16

    " A nous la victoire" c est quand meme quelque chose : ça se laisse voir mais le scénariste devait certainement prendre beaucoup d acide tellement le scénario est incohérent , la trame moins crédible que le pire film de science fiction et un final a quasiment mourir de rire tellement c est grotesque ..Et les acteurs ne  semblent pas trop comprendre ce qu ils font ( chapeau quand meme a Michael Caine  qui fait vraiment tout ce qu il peut meme si dans certaines scènes sensées etre émouvantes , j ai l impression qu il se retient de ne pas éclater de rire ) en particulier Stallone qui erre dans ce " stalag"  avec la meme expression faciale durant tout le film et qui fait plus penser a Droopy qu a un prisonnier rebelle. Bref un échec total ( si ce n est le plaisir pour les amateurs de voir des vrais gloires du foot dont le roi Pelé )  a voir au centième degré pour l apprécier.

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