• La Parole est au colt (1966)

    L'un des derniers westerns "à l'ancienne".

    La Parole est au colt (1966)Colorado, 1880. La région est mise à feu et à sang par le gang de Drago Leon (Morgan Woodward) mais les autorités ne peuvent rien faire car le bandit prend soin de se réfugier au Nouveau Mexique après chaque déprédation.

    Le shérif Chad Lucas (Audie Murphy) guette le train transportant de l'argent destiné à son petit patelin de Lodgepole, mais il est trahi et laissé pour mort par son adjoint (Denver Pyle) alors que Drago s'approprie le butin.

    À peine remis de ses blessures, Lucas forme un "posse" qui va se lancer sur la piste des bandits au Nouveau Mexique. Il est bientôt rejoint par le gambler Nate Harlan (Warren Stevens) dont la fiancée Walde (Joan Staley) a été enlevée par Drago.

    La Parole est au colt est un western tourné par Earl Bellamy. Sa date de sortie en fait un anachronisme dans un genre de plus en plus dominé par le western spaghetti et l'image lisse et droite du personnage joué par Murphy augmente cette sensation.

    Néanmoins c'est une bonne "série B" qui, si elle pâtit de nombreux effets déjà vu dans le genre, se laisse regarder avec plaisir, ne serait-ce que par l'antagonisme entre 'Chad' et 'Nate'. Un bout de dialogue résume cette étrange collaboration : "Le cynique gambler cherche à sauver la femme qu'il aime, l'humaniste shérif court après l'argent volé."

    La Parole est au colt (1966)Nous apprenons par ailleurs que la fiancée de 'Nate', la jolie 'Walde' est une vieille connaissance de notre shérif, cela augmentant l'antagonisme entre les deux hommes, jusqu'au final prévisible.

    Autour de ce "triangle amoureux", nous avons donc Denver Pyle en adjoint ripoux, Nick Dennis en pisteur d'origine grecque, mais surtout Edgar Buchanan qui campe un truculent bandit flanqué de deux comparses pas très malins (Kelly Thordsen et Royal Dano).

    Le "vilain", joué par Morgan Woodward, n'a pas une psychologie très développée : tout juste apprend-t-on qu'il est cruel (il se sert de son otage comme "leurre" pour se La Parole est au colt (1966)débarrasser des Indiens) mais sommes toutes, ce n'est qu'une silhouette à peine esquissée dans l'histoire.

    Pour résumer, La Parole est au colt est un western de série B sympathique mais anodin dans l'ensemble et déjà dépassé par Peckinpah et Leone  lors de sa sortie.

     

    La Parole est au colt (1966)

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