• La mort ne chôme pas...

    Un effet collatéral de la "Covid" ?

    La mort ne chôme pas...C'est une triste constatation : le monde du cinéma semble se dépeupler à un rythme effarant. Comme si la "Camarde" était galvanisée par la "Covid". Bien entendu, la plupart des décès de célébrités n'est pas due à l'épidémie, mais on peut se demander si, face aux fermetures des cinémas, des théâtres, certains acteurs, déjà affaiblis par une maladie chronique, ne finissent pas par se laisser mourir.

    Ainsi, Jean-Pierre Bacri nous a quitté lundi. Débutant au cinéma à la fin des années 70-début des années 80 (Le Toubib, Le Grand pardon, Édith et Marcel), il se fait remarquer dans Subway, On ne meurt que deux fois (tous deux sortis en 1985) et L'Été en pente douce (1987). Auprès du public, il gagne peu à peu la célébrité en incarnant des "râleurs", notamment dans des films signés Agnès Jaoui, sa compagne, dont il cosigne les scénarios. Il n'était âgé que de 69 ans, mais souffrait depuis des années d'un cancer qui a finit par l'emporter.

    Ainsi, Catherine Rich qui est partie à son tour mardi à l'âge de 88 ans après un malaise. Comédienne de théâtre, elle a joué également dans Les Compagnons de la Marguerite de J.P. Mocky, Va voir maman, papa travaille de François Leterrier, ou Capitaine Conan de Bertrand Tavernier. À la télévision, on a pu la voir notamment dans Les Rois Maudits (1972) ou Maguy (1985-1987). Elle était l'épouse de Claude Rich, avec qui elle a eu une fille, Delphine, devenue comédienne comme ses parents.

    La mort ne chôme pas...Et voici qu'aujourd'hui c'est au tour de Nathalie Delon de tirer sa révérence à l'âge de 79 ans. Née Francine Canova en 1941, elle rencontre Alain Delon en 1962 et le couple se marie en août 1964. Ils auront un fils, Anthony, et divorceront en 1969. Nathalie est apparue pour la première fois au cinéma dans Le Samouraï (1967), elle tourne une vingtaine de films (dont L'Armée des ombres, L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-chemises et Docteur Justice)  avant de se lancer dans la réalisation avec Ils appellent ça un accident (1982) et Sweet Lies (1988).

    R.I.P

    La mort ne chôme pas...

     

     

     

     

    « Je suis sur le départ...Adieu, Rémy Julienne. »

  • Commentaires

    1
    Lundi 25 Janvier à 10:43

    Effectivement, une forme de désespoir s'empare de bien des gens pour des tonnes de raisons différentes et l'absence de solution proche ne fait rien pour arranger les choses. 

      • Lundi 25 Janvier à 11:53

        Pour moi, les comédiens, qui sont souvent très "impliqués" émotionnellement dans leurs travail, ont subit de plein fouet les aléas de cette pandémie. Beaucoup d'entre eux, déjà âgés et atteint par des problèmes de santé, se sont en quelque sorte "laissé aller".

        Ils ne sont pas les seuls bien entendu à subir les contrecoups de la Covid et des mesures gouvernementales, mais de par leur image médiatique, ils représentent la "face visible" de l'iceberg, en quelque sorte.

    2
    Mardi 26 Janvier à 09:29

    Bien sûr. On parle de leur "raison de vivre". C'est valable pour chacun d'entre nous. Quand on tient le coup c'est parce qu'on est motivé par des éléments qui nous appartiennent, quand on les perd on peut choisir de ne plus lutter et partir. Alors pour certains artistes cela doit être le cas. 

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :