• La Forme de l'eau (2017)

    Histoire d'eau ?

    Mon avis : j'aime ! happy

    La Forme de l'eau (2017)Baltimore en 1962. Élisa Esposito (Sally Hawkins) est femme de ménage dans un laboratoire de l'armée américaine. Muette depuis l'enfance et par là même solitaire, elle n'a pour seuls amis que Zelda Fuller (Octavia Spencer), une collègue de travail qui lui sert d'interprète auprès de ses supérieurs, et son voisin de pallier Giles (Richard Jenkins).

    Un jour, on amène au labo une créature humanoïde amphibie (Doug Jones), capturée en Amazonie. La Guerre Froide est à son paroxysme, exacerbée par la conquête spatiale, et le colonel Strickland (Michael Shanon) a reçu l'ordre d'étudier la créature pour trouver un moyen d'envoyer des hommes dans l'espace.

    À l'insu de ses supérieurs et de Strickland lui-même, Élisa va sympathiser avec l'amphibie et, apprenant que les autorités ont décider de le tuer pour le disséquer, elle va faire tout son possible pour l'aider à s'échapper.

    Co-scénarisé et réalisé par Guillermo del Toro, La Forme de l'eau est un film étrange et poétique, entre La Belle et la Bête et LÉtrange créature du lac noir, entremêlé de récit d'espionnage, d'horreur, et même de comédie musicale. On pense même à certains moments à E.T. l'extra terrestre !

    Mais ce film est avant tout une fable sur la solitude des êtres "différents". Ainsi, le mutisme d'Élisa, l'homosexualité de Giles et la couleur de peau de Zelda entrent en résonnance avec le statut de la créature. On prend vite fait est cause pour le malheureux amphibie, et ce d'autant plus que 'Strickland' apparait tout de suite comme un tortionnaire autoritaire, misogyne, raciste et obsédé par le désir de se faire bien voir de son supérieur.

    La fin est certes romantique à souhait, mais peut-être "biaisée" par un élément scénaristique (voir plus bas le "spoiler"). Toujours est-il que La Forme de l'eau a mérité ses multiples récompenses à mon avis.

     

    La Forme de l'eau (2017)

     

     

    Spoiler : Profitant d'un orage qui gonfle les eaux d'un canal relié à l'océan, Élisa amène l'amphibien sur le quai, mais Strickland les retrouve et les abat tout les deux. La créature, grâce à ses capacités extraordinaires, parvient à survivre et, après avoir tué Strickland, il emporte la jeune femme dans l'eau et l'embrasse. Quelques secondes plus tard, d'étranges blessures au cou qu'Élisa avait depuis sa naissance se transforment en branchies (!) et le couple s'enfuit vers la liberté.

    Pour moi, les deux héros sont morts, et Giles s'est persuadé de cette fin romantique. Ce qui me fait penser cela, c'est que, dès les premières secondes du film, on entend en voix off Giles qui parle d'un "conte de fée". J'en déduis qu'il donne ainsi sa version romanesque des faits - surtout de la fin - et non la réalité.

     

     

     

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