• Jour de fête

    Pas très festif... 

    Mon avis : Bof... frown

    Jour de fêteLe petit village de Folainville est en effervescence : les forains arrivent, le cafetier a vernis les chaises de sa terrasse, les jeunes filles étrennent leurs nouveaux souliers pour aller danser au bal, et François (Jacques Tati), le facteur, prend le temps d'aider à l'édification du mat de cocagne.

    Alors que la fête bat son plein, notre agent des PTT voit un documentaire sur ses collègues d'outre-Atlantique qui distribuent le courrier par hélicoptère ou en parachute. Après avoir bu plus que de raison, il va suivre les directives de deux forains farceurs (Paul Frankeur et Guy Decomble) et se mettre en tête de travailler aussi vite que les américains...

    Je dois dire que je n'ai jamais accroché à l'humour de Jacques Tati. Jusqu'ici, je n'avais vu que Mon oncle et Les Vacances de Monsieur Hulot, deux films que j'ai depuis oublié sans regret. Mais comme Jour de fête (1947) passait ce soir-là à la télévision et qu'aucun autre programme ne me tentait, je me suis dit que c'était l'occasion de réessayer de découvrir cet acteur-réalisateur.

    J'ai été déçue, là aussi : hormis quelques gags amusants qui semblent préfigurer Pierre Richard, je me suis ennuyée bien souvent à voir ce facteur maladroit et porté sur la bouteille qui bougonne et gesticule. Rien de poétique, ni de sensationnel ne m'a sembler transparaitre dans les scènes qui ressemblent à des sketchs rattachés bout à bout. Même les commentaires de la petite vieille qui promène sa chèvre m'ont à peine arraché un sourire.

    Très franchement, je n'ai pas apprécié ce film, et je pense que d'ici quelques semaines (voir quelques jours) je l'aurais déjà oublié...

    Jour de fête

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  • Commentaires

    1
    Mardi 3 Février 2015 à 11:29

    Je crois que tu as mal regardé. Tati venait du mime et sa gestuelle est d'une précision quasi surnaturelle. A côté, Pierre Richard est une brute brouillonne. L'ennui, avec Tati, c'est qu'il a inventé un genre à lui tout seul, une sorte de poésie à sourire, lente, flanante, à rebours de la fébrilité américaine, à la fois simplissime et si élaborée qu'il faut regarder chaque plan plusieurs fois pour tout y voir. Un genre qui n'a pas trouvé de successeur, est resté en jachère, surtout après l'échec de Playtime (pour lequel le grand Jacques avait bâti d'immenses studios en région parisienne, dont il voulait faire un Cinnecita français). Après la sortie des Vacances De Mr Hulot, il a été invité à Hollywood par le patron de Warner Bros qui voulait faire de Hulot une série mondiale. Un nouveau Charlot. Tati a poliment écouté le monsieur, puis refusé. Il racontait qu'on était venu le chercher à l'hôtel dans une immense limousine et, qu'après son refus, on l'avait raccompagné dans une toute petite voiture. Et ça le faisait rire.

    2
    Mardi 3 Février 2015 à 11:40

    Je sais, je ne suis pas réceptive à l'humour et à la poésie de Tati. Je pense qu'il fait parti des génies que je n'arriverai sans doute jamais à comprendre.

    À moins que le "déclic" ne se produise un jour - ma fameuse théorie sur "L'instant T" : on peux passer des années sans aimer ou comprendre un film, un livre ou un artiste, et puis le redécouvrir parce qu'on a "muri" entre temps.

    3
    Mardi 3 Février 2015 à 23:08

    J'adore Tati entre beaucoup de choses, et ça depuis que je suis gamin, et contrairement à beaucoup de ces choses que je suis depuis si longtemps, j'en ai absolument la même perception, voire plus forte, tout comme pour Keaton. Son "Playtime" que j'ai récemment revu deux fois en quelques jours au cinéma me chamboule, on croirait un film hors de ce monde alors qu'il est pleinement en son coeur. Tati est sûrement le cinéma qui parle le mieux du changement d'époque et ce, sans être assommant. "Playtime" et "Mon oncle" sont exemplaires. J'ai eu la chance d'en voir la plupart au cinéma. Je remercie la personne qui a eu le bon goût de m'offrir son intégrale en blu-ray. Thierry, je ne connaissais pas l'anecdote de la Warner Bros, ébouriffant : M. Hulot aurait donc pu devenir une franchise à la "Panthère rose". Dommage que Tati n'ait pas pu faire un dernier film dans lequel il prévoyait de tuer Hulot dès la première bobine.

    4
    Mercredi 4 Février 2015 à 15:38

    J'ai prudemment attendu que d'autres montent au front pour défendre Jacques Tati à tes yeux. Pour  " Jour de fête" que tu ne l'ai pas apprécié, après tout, c'est sans doute une histoire de proximité que tu n'éprouves pas envers cette époque. Pour l'anecdote, ce film avait été tourné à Sainte Sévère, en Creuse, et les gens en sont encore fiers aujourd'hui. Je pense que " Mon Oncle", plus récent, plus moderne, aurait dû te plaire ne serait ce qu'un peu. Sa critique de la vie à venir, qui aujourd'hui est la notre, ne manquait ni de sel ni d'analyse fine. Et puis quand même, la  tendresse, cet oncle célibataire, fantasque et adorable, quel est le neveu qui ne rêverait d'avoir le même ?

    5
    Mercredi 4 Février 2015 à 15:54

    Un jour, je retenterai Tati...

    6
    Mercredi 4 Février 2015 à 17:47

    Je reconnais bien là ta sagesse. Il ne faut jamais se forcer, les choses viennent ou ne viennent pas et, un jour, on apprécie ceci ou cela, ou l'inverse et....réciproquement. smile

    7
    Jeudi 5 Février 2015 à 18:07

    Il y a certains auteurs que je n'aime pas, avec qui je n'accroche pas, et je m'en porte bien ainsi, il n'y a pas de complexes à avoir. Je me souviens d'un exemple musical précis où j'avais acheté toute la discographie d'un groupe prog et je n'ai jamais accroché. Brel, j'en ai l'intégrale et je ne l'écoute jamais. Pareil pour le ciné. L'instant T viendra ou pas, mais il ne faut pas s'y forcer.

    8
    DANIEL
    Jeudi 5 Février 2015 à 21:12

    Tati...je n accroche pas ..d un ennui mortel ! En classe nous étions condamnés a voir ses œuvres....ceci expliquant surement cela !

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