• Hercule à New York

     Il y a tant de jeux de mots à faire sur Hercule... Et pas tous du meilleur goût...

    Hercule à New YorkSur l'Olympe, Hercule (Arnold Strong) s'ennuie. il exaspère tant son paternel Zeus (Ernest Graves) que celui-ci, sur un moment de colère divine, l'envoie bouler jusque dans l'océan. Recueilli par un paquebot américain, notre demi-dieu débarque à New York où il se lie d'amitié avec Pretzy (Arnold Stang), binoclard épais comme un carelet.

    Très vite, bien sûr, les exploits physiques de notre héros attirent l'attention d'un professeur d'université, de sa fille Helen (Deborah Loomis) et surtout d'une bande de mafieux qui pensent avoir trouvé là un moyen de gagner de l'argent.

    Pendant ce temps, le mont Olympe est le théâtre   d'intrigues : si les demi-frères et soeurs d'Hercule cherchent à convaincre leur irritable père de revenir sur sa décision, la perfide Junon désire plus que tout se débarrasser de ce beau-fils qui lui rappelle les infidélités de son époux.

    Hercule à New York est le premier film d'Arnold Hercule à New YorkStrong, qui deviendra célèbre plus tard sous son véritable patronyme : Schwarzenegger. Il s'avère que notre Monsieur Muscles ne parlait pas un mot d'anglais, et qu'il fut doublé car son accent autrichien ne s'accordait pas au texte appris en phonétique !

    Les gags sensés être drôles ne le sont que parce qu'il tombent à plat, les acteurs jouent tous comme des patates, et notre pauvre Arnie est réduit à montrer le plus souvent possible sa musculature impressionnante dans des scènes de combat réglées n'importe comment : il se bat contre des dockers, des voyous, et même un malheureux comédien déguisé en ours (ce qu'il ne faut pas faire pour gagner sa croute !)

    Hercule à New YorkSon partenaire, Arnold Stang (notez la curieuse quasi-homophonie des noms : Strong et Stang), se contente d'ouvrir des yeux grands comme des soucoupes devant les exploits de son ami, de marmonner des phrases humoristiques (sa meilleure sortie : "Arrête ton char !") et de courir comme un dératé devant les méchants.

    Ne parlons pas de la malheureuse Deborah Loomis : son personnage, censé être attiré depuis toujours par la mythologie Gréco-romaine, ne s'interroge quasiment pas des étrangetés dites par Hercule.

    Bref, ce film de Arthur A. Siedelman de 1970 est un énorme nanar, et la légende veux que Schwarzenegger devenue superstar des films d'action ait cherché en vain à acheter le négatif de cette magnifique "casserole"...

     

    P.S. Le DVD visionné ne présentait qu'une piste en VF. De plus, au milieu du film, on note un horrible décalage du dialogue sur quelques minutes...

    Hercule à New York

    « Ces sportifs devenus acteursQT nous fait un caprice »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Janvier 2014 à 23:12

    Il a également fait un western qui se nomme "Cactus Jack" que je te conseille vivement. Je suis sûr que certains de tes fidèles lecteurs savent de quoi il s'agit.

    2
    Vendredi 24 Janvier 2014 à 23:19

    Je ne le connais que de nom ce "Cactus Jack", je serais très curieux de le voir.

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