• Cendrillon (2015)

    C'est pas le pied !

    Mon avis : bof... frown

    Cendrillon (2015)Très imaginative et généreuse, la petite Ella (Eloïse Webb) vit heureuse avec son père (Ben Chaplin), commerçant aisé, et sa mère (Hayley Atwell). Mais cette dernière va mourir de maladie, non sans demander à sa fille de rester courageuse et gentille. Quelques années plus tard, le père va se remarier avec Lady Tremaine (Cate Blanchett), une veuve avec deux filles, Javotte (Sophie McShera) et Anastasie (Holliday Grainger).

    Alors que le père décède à son tour lors d'un voyage d'affaires, la belle-mère montre son vrai visage en reléguant Ella (Lily James) au rang de domestique...

    Le conte de Cendrillon a eu de nombreuses interprétations, même dans le mode parodique comme en témoigne le film avec Marylou Berry que j'ai évoqué récemment (lien ici). La version chroniquée présentement est une production Disney, réalisée par Kenneth Branagh. Pourtant, la magie n'a pas fonctionné sur moi...

    Est-ce parce que j'avais trop en tête le dessin animé de 1950 ? Parce que les personnages principaux manquent d'épaisseur ? Parce que les souris, fidèles amies de Cendrillon, n'ont pas de chapeaux et ne confectionnent pas la robe du bal ? Parce que le rôle de la marraine-fée est joué par Helena Bonham Carter, qui ne peux s'empêcher d'en faire "trop" ?

    Cendrillon (2015)Toujours est-il que je me suis ennuyée devant ce film. Il lui manque la poésie de La Belle et la Bête de Jean Cocteau ou la douce folie de Peau d'Âne de Jacques Demy. À ce propos, j'ai cru remarquer que la robe de la marraine-fée semblait inspirée de celle de Delphine Seyrig dans le film français.

    Nous avons plutôt une histoire beaucoup trop conventionnelle, trop proche du conte originel pour être vraiment attachante. Le dessin animé avait à mon avis beaucoup plus de panache en présentant une héroïne certes très classique, mais un peu moins "cruche" qu'Ella.

    Parlons des acteurs : comme je l'ai dit, Lily James est peu charismatique, se contentant de subir gentiment. Le prince, joué par Richard Madden est lui-aussi conventionnel. Le roi, interprété par le toujours excellent Derek Jacobi, est assez effacé, alors que le Grand Duc (Sellan Skarsgard), qui était l'élément comique du film de 1950, est aujourd'hui un intriguant qui va s'allier à Lady Tremaine.

    Pour résumer, cette version de Cendrillon est beaucoup trop sage et naïve de nos jours. Un film tout juste bon pour faire patienter les chères têtes blondes durant le prochain réveillon de Noël, n'en doutons pas...

    Cendrillon (2015)

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