• Bis (2015)

    Retour vers le futur

    Bis (2015)Patrice (Kad Merad) et Éric (Franck Dubosc) sont amis depuis le lycée. Le premier, gynécologue de renom, passe plus de temps à la promotion de ses livres qu'à exercer, le second, directeur d'un restaurant de sushis, cherche continuellement à échapper au fisc tout en jonglant entre ses petites-amies.

    Un soir de beuverie au cours de laquelle les deux potes se livrent à un constat amer de leurs vies respectives, ils font une chute dans des escaliers et se retrouvent en 1986, dans la peau des ados qu'ils étaient alors...

    Des films où le(s) héros voyage(nt) dans le temps sont pléthore, et, je le reconnais, Bis de Dominique Farrugia est loin d'être le meilleur du genre.  Mais derrière les gags et les références perce un sentiment doux-amer qui n'est pas désagréable.

    Ainsi, une fois passé le choc de ce "retour vers le futur", 'Éric' y voit le moyen de se réconcilier avec son père (joué par Gérard Darmon) avant le décès de celui-ci. 'Patrice', lui, retrouve l'émotion de revoir celle qui deviendra son épouse.

    L'humour du film peut être résumé dans la séquence où les deux ados tentent de "vendre" les idées de Bienvenue chez les Ch'tis, Intouchables ou Les Visiteurs à la maison de production de Claude Berri, mais d'autres gags tout aussi réussit parsèment l'histoire.

    Des références sont disséminées dans ce film : nos deux héros se réveillent à poil après leur saut dans le temps (Terminator, évidement), une scène se déroule à "La Main jaune" (La Boum), la fin rappelle le deuxième volet de Retour vers le futur et nous avons même droit à un clin d'oeil à Camping ("Alors, on n'attend pas Patrice ?") drôle mais dispensable.

    Franck Dubosc bride ici quelque peu son éternel jeu de "beauf" lourdingue. Il donne une prestation presque aussi émouvante que dans Incognito. Kad Merad, entre drôlerie et sensibilité, est comme toujours très bon.

    Autour de nos deux loustics, Alexandra Lamy en épouse de Merad, fatiguée d'une vie "plan-plan" et cherchant à le diriger vers l'humanitaire, Anne Girouard en mère de Dubosc (pour rappel, elle joue 'Guenièvre' dans l'excellente série Kaamelott), Gérard Darmon émouvant en père bourru mais aimant.

    Bis n'est pas un grand film, je le reconnais. Mais outre le message tendre pointant sous l'humour, c'est aussi l'évocation des années 80 qui m'a plu au visionnage. J'avoue que j'aimerai bien, moi aussi, retourner dans le passé. Pas forcément pour réparer une erreur de jeunesse (quoi que), mais surtout pour avoir le plaisir de mettre une K7 dans un walkman...

    Bis (2015)

    « Adieu, Jean-Loup DabadieHier, il aurait eu 113 ans. »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :