• Belmondo par Belmondo

    Un hommage à Belmondo de son vivant, c'est beau...

    Pourquoi attendre la mort d'une star pour lui rendre hommage ? Paul Belmondo a ainsi co-réalisé un documentaire sur son père, voyage dans la carrière de Jean-Paul Belmondo, avec escales à Rio, sur la Côte d'Azur, sur les toits de la Samaritaine ou dans le petit hôtel de banlieue de Itinéraire d'un enfant gâté, avec les interventions de ses amis proches, des réalisateurs et des extraits de ses films.

    Au fil de ce documentaire diffusé dimanche sur TF1, on est ému et heureux. Ému de voir les retrouvailles de Bébel avec Ursula Andress, ou avec le petit cireur de chaussures de L'Homme de Rio. Heureux de voir celui qui durant 50 ans a arpenté le cinéma populaire français et qui, bien que diminué par la maladie, a gardé son sourire.

    Et l'on s'aperçoit que Belmondo est resté aimé du public, comme en témoigne cette scène où alors qu'il est revenu sur les lieux du tournage d'Un singe en hiver, il passe en voiture au milieu d'une foule au milieu des "mercis". On remercie l'acteur qu'il fut, qui a donné de la joie cinématographique à des générations de spectateurs.

    Car Bébel est resté populaire, il l'a même toujours été. Et il restera aimé. Jamais dans sa carrière il ne fut boudé, voir haï du public, ou du moins je n'en ai pas souvenir. Peut-être cela vient-il de sa décontraction, de son oeil qui pétille et son sourire naturellement jovial, de son côté "grand frère casse-cou" qui a plu durant des décennies.

    Ce film rassemble les souvenirs d'Élodie Constant, première épouse de l'acteur et mère de trois de ses quatre enfants, les témoignages de Marielle, Bedos, Rochefort. La vie privée est laissée de côté, seul est évoqué le sculpteur Paul Belmondo, avec intervention du frère et de la soeur de l'acteur parlant de la bataille de la fratrie pour l'ouverture d'un musée dédié à leur père.

    Charles Gérard, l'ami de toujours, est de la partie, tout comme Alain Delon, Parmi les points fort de ce film, Belmondo racontant que "dans tous les commissariats de France il y a au moins une affiche de l'un de (ses) films", et d'expliquer que sa "tenue de flic" (blouson-jean-baskets) provient directement du cinéma américain des années 70.

    Ce documentaire m'a plu, car il vaut mieux parler d'un grand acteur de la trempe de Belmondo quand il est encore parmi nous. J'ai d'ailleurs eu la nette impression qu'il est de nouveau bien mieux qu'il y a quelques années, et je le trouve toujours aussi... magnifique !

    Belmondo par Belmondo

     

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  • Commentaires

    1
    Daniel
    Lundi 4 Janvier 2016 à 21:52

    J avoue que je n étais pas trop intéressé par ce documentaire : le fils qui interroge le père , peu de chances de découvrir quelque chose d interessant  sinon une hagiographie débordante de bons sentiments. J ai entendu Belmondo dire qu il renonçait définitivement au cinéma  puisqu il a un bras paralysé et que la station debout lui impose de trop grands efforts  ( le tout dit avec un grand sourire , c est Bébel quand meme ) et mettre un terme définitif aussi a sa fameuse rivalité avec Alain Delon : " Je serais toujours la pour lui et je sais que c est réciproque".  Bemondo a t il été boudé par le public ? Oui , dans les années 80 ou ses films ont commencé a lasser les spectateurs  ou il interprétait des personnages déjà démodés ( le public ne voulait plus de super héros ) et il en a souffert jusqu a se demander si la deuxième partie de sa carrière ne se déroulerait pas uniquement sur les planches. Patrice Leconte racontait  que lorsqu il tournait " Une chance sur deux " il ne s était pas rendu compte que les jeunes ne savaient pas qui étaient Delon et Belmondo sinon de nom et que fort de cette info il aurait dirigé ce film d une manière totalement différente , probablement vers une comédie pure. Sa fin de carrière au cinéma ( Klapish  ect...) est indigne du talent de ce monstre sacré et je mets en cause les scénaristes français incapables d écrire un role a sa hauteur ...quand on tient une pépite on la polie constamment et Belmondo dont on révait d une seconde carrière a la manière de Gabin a n a pas pu etre servi sinon par des in...con...pétants... qui sont encore aujourd hui le " fleuron" du cinéma français . Si Jean Paul Belmondo était au top physiquement sans doute lui proposerait on le role de Brasseur dans " Camping 12 " tellement on a de l imagination dans notre magnifique cinéma. Alors oui : voir encore Belmondo aujourd hui est une vraie bouffée d oxygène  mais mon dieu qu il nous manque a nous cinéphiles .

    2
    Mardi 5 Janvier 2016 à 19:02

    Je ne dirais pas que j'ai trouvé que ce documentaire était très, trop hagiographique. Il l'est et ce n'est pas le problème. C'est une célébration, un retour sur ses films passés et sur le temps qui passe. Malheureusement, personne ne peut s'exprimer vraiment dans ce documentaire, il y a juste des présences. Tout passe si vite. En fait, ça radote. Rien ne va au-delà de l'anecdote, sans recul et analyse. On y voit le jeune brésilien de "L'homme de Rio", Belmondo semble bouleversé de le voir, mais comme il n'y a pas d'interprète, ils ne peuvent pas se dire un mot et on essaie pas de faire passer quelque chose. En cela, ce doc est déprimant. On y apprend rien de Belmondo à part que le temps passe. un doc à l'instar de ce que daniel écrit pour le film "Une chance sur deux".

    Ces derniers jours, j'avais justement revu "L'homme de Rio" et le superbe, mais peu connu, "Le voleur".

    3
    Mardi 5 Janvier 2016 à 19:26

    Le bonheur, malgré toutes les avanies, qu'incarne Belmondo est-il moins télévisuel que le drame à la Delon ? ;-)

    Le documentaire sur Alain Delon passé il y a peu à la télé (et dispo en dvd), "Alain Delon, cet inconnu" est autrement plus fort. Tiens, il est dispo ici : http://www.dailymotion.com/video/x3d200a

     

     

    4
    Mardi 5 Janvier 2016 à 22:28

    J'ai vu ce documentaire quand il est passé à la télévision, et, effectivement, je l'ai trouvé passionnant, rempli d'infos que je ne connaissais pas sur Delon... Pourquoi n'en ai-je pas parlé sur Ana'Blog ? Mystère !

    5
    Mardi 5 Janvier 2016 à 22:41

    Peut-être car Delon ne jouit pas d'un si grand prestige hors cinéma. On va plus penser à Belmondo qui est quand même plus solaire. Si je croise Belmondo dans la rue, je vais vers lui et lui dit bonjour car je ne pourrai pas faire autrement. Si je croise Delon, je n'irai peut-être pas lui dire bonjour, je respecterai une barrière.

    Pour revenir sur le doc sur Belmondo, j'ai aimé qu'il ne se prenne pas la tête pour cette carrière, mais ce qu'il a apporté au jeu, jeune, n'a pas été souligné à mon avis. Il a été une bourrasque, mais il s'est emporté lui-même par la suite. Mais j'aime tout ce qu'il fait, je ne peux pas faire autrement :-)

    6
    Mardi 5 Janvier 2016 à 23:05

    Je viens juste de copier le clip d'Alain Delon "Comme au cinéma" pour faire un post : j'ai eu l'envie d'écouter cette chanson après notre discussion.

    wink2

    En regardant le doc "Belmondo par Belmondo", je me suis fait la réflexion que Bébel bénéficie d'un capital-sympathie que n'a pas son collègue Delon. Déjà, comme tu le dis toi-même, il est plus accessible. Ensuite, Delon a cette image "d'exilé fiscal" qui déplait aux français.

    Je me souviens d'une interview de Jean Dujardin qui disait en substance que lorsqu'il était jeune, Belmondo lui faisait l'effet d'un gosse de la rue un peu voyou mais avec qui on avait envie de devenir pote, alors que Delon au contraire ressemblait à un jeune friqué du 16ème. Il fut étonné d'apprendre plus tard que le premier était fils de bourgeois alors que le second était enfant d'ouvrier.

    7
    Mardi 5 Janvier 2016 à 23:14

    Tu as très bien résumé. C'est comme les Beatles et les Rolling Stones. Contrairement à ce qu'on croyait, les enfants d'ouvriers et les plus voyous étaient les Beatles, pas les Rolling Stones.

    Pour le clip merveilleux de Delon, j'espère que tu as trouvé la version complète. Il faut boire cette eau vive jusqu'à la lie.

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