• Ainsi mourut Riabouchinska (1956)

    Épisode d'Alfred Hitchcock présente

    "Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?"

    Ainsi mourut Riabouchinska  (1956)Dans les sous-sols d'un music-hall, on retrouve le cadavre d'un certain Luke Ockham. Le lieutenant de police Krovitch (Charles Bronson), chargé de l'enquête, ne tarde pas à soupçonner le ventriloque John Fabian (Claude Rains). Mais celui-ci est peu coopératif. Peut-être que sa poupée "Riabouchinska" sera plus bavarde...

    Cet épisode de la première saison d'Alfred Hitchcock Présente est l'un des plus réussit. Réalisé par Robert Stevenson, sur un scénario de Ray Bradbury, il distille une ambiance quasi fantastique.

    Il est sans doute l'un des premiers à donner à Bronson un rôle "positif", celui d'un flic opiniâtre mais fin psychologue. Face à lui, Claude Rains est superbe d'ambigüité en ventriloque rongé par un secret lié à la disparition d'une jeune femme des années auparavant. On ne saura jamais ce qu'il est advenu de la précédente partenaire de scène de 'Fabian' : peut-être la poupée Riabouchinska le sait-elle, mais rien n'est moins sûr...

    Si l'on comprend très vite que 'Fabian' est le meurtrier que traque 'Krovitch', on ne peux qu'avoir de la pitié pour ce qu'il est : un fétichiste, un "pygmalion" malheureux et fou, persuadé que sa créature est vivante... La dernière confrontation entre le créateur et sa création est à mi-chemin entre la psychose et le fantastique.

    Bref, Ainsi mourut Riabouchinska, même s'il fait penser à ces films mettant en scène des poupées "diaboliques", est un croisement poétique et mortifère du Pinocchio de Collodi et du mythe de Pygmalion. Pour moi, c'est un chef-d'oeuvre.

    Ainsi mourut Riabouchinska  (1956)

     

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