• À nous la victoire (1981)

    Se faire la belle avec une balle, ou le sport comme moyen d'évasion.

    Mon avis : Bof... frown

    À nous la victoire (1981)Dans un stalag, des prisonniers britanniques tuent le temps en jouant au football. Parmi eux, John Dolby (Michael Caine) qui fut autrefois un champion anglais du ballon rond.

    En le reconnaissant, le major allemand Karl Von Steiner (Max Von Sydow) a l'idée d'une rencontre entre les prisonniers et les meilleurs footballeurs du troisième Reich. Peu tenté au départ, Dolby va imposer ses conditions : que ses joueurs bénéficient de traitement de faveur, notamment concernant la nourriture, et qu'on lui adjoigne des participants de l'Europe de l'est, réputés être les meilleurs.

    Le match aura lieu à Colombes, en banlieue parisienne, et les prisonniers y voient l'occasion de se faire la belle. De son côté, le capitaine Robert Hatch (Sylvester Stallone) concocte un projet d'évasion en solo. Le lieutenant-colonel Shunlock (Julian Cury), responsable britannique du camp, l'autorise à agir à la seule condition qu'il rejoigne la Résistance française pour mettre au point un plan d'évasion des joueurs sur place.

    À nous la victoire est un film de John Huston inspiré d'un fait réel survenu durant la Seconde Guerre Mondiale. Empruntant à nombre de films du genre - en premier lieu La Grande évasion - et réunissant des footballeurs connus autour des acteurs principaux, ce mélange des genres est plutôt sympa à regarder... quand on aime voir des gus courir après un ballon !

    La partie drame de guerre m'a semblé très peu convaincante, les résistants - parmi lesquels on retrouve Amidou et Jean-François Stévenin - sont plus des silhouettes qui ne font que passer. Même le personnage de Carole Laure n'a qu'une ébauche d'un embryon de relation avec Stallone.

    Visiblement, John Huston a décidé de braquer sa caméra sur les joueurs, en premier plan desquels Pelé, dont les prouesses sportives ne sont plus à démontrer.

    J'aurai peut-être du voir ce film en vo (j'ai eu la flemme de choisir cette option), car je reconnais que d'entendre la voix française de Stallone est déstabilisant dans un tel film. Les scènes d'action m'ont parues mollassonnes et seul le final a quelque chose de grisant.

    La musique - signée Bill Conti - rappelle furieusement celle qu'Elmer Bernstein composa pour La Grande évasion, et cela ajoute à l'effet de "déjà-vu".

    Bref, À nous la victoire est un film qui ne me restera pas en mémoire.

    À nous la victoire (1981)

     

     

     

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